Mercredi des Cendres : l’origine d’un rite

Ce rite plonge ses racines dans la Bible. Pour montrer à Dieu le regret de leurs péchés, les Hébreux, comme d’autres peuples, avaient l’habitude de se couvrir la tête de cendres. Ainsi, après la prédication de Jonas invitant le peuple de Ninive à la conversion, « la nouvelle parvint au roi de Ninive ; il se leva de son trône, quitta son manteau, se couvrit d’un sac et s’assit sur la cendre ». (Jonas 3,5)

Les cendres recouvrent plusieurs sens : une volonté de changer son cœur pour se tourner vers Dieu, ou encore la fragilité de l’Homme face à Dieu. Dans l’Eglise antique, les pénitents portaient un sac de cendres pour signifier leur condition. En outre, l’image du buisson ardent ,qui brûle mais ne se consume pas, est parlante pour signifier la différence entre l’Homme et Dieu.

La messe des Cendres fut mise en place au VIème siècle. C’est au Moyen-Âge, dans les pays rhénans, que le rituel de l’imposition des cendres a été institué pour, ensuite, s’étendre à toute l’Eglise.

En associant la messe aux cendres, on marque ainsi l’entrée en carême, ce temps qui est l’occasion pour nous d’emprunter un chemin d’abandon volontaire à tout ce qui alourdit notre cœur et notre vie. C’est un renoncement à nos méchancetés, jalousies, paresses… pour nous ouvrir au Christ qui nous lave des cendres de nos péchés. Un renoncement qui n’est pas fermeture mais ouverture au tout autre qu’est Dieu et, de là, une ouverture à nos frères.

Une parole de sainte Mère Teresa pourrait accompagner notre chemin de carême qui débute en ce Mercredi des Cendres : « Moins nous avons, plus nous donnons. Cela paraît absurde mais c’est la logique même de l’amour ». Laissons nos bourses, nos sacs et nos souliers et marchons le cœur léger et résolu à la suite du Christ !!!

Nivan R.