La prière universelle

La prière universelle (PU) est une manifestation importante de la participation active des fidèles à la liturgie qui exprime « la nature ecclésiale de la célébration » (Présentation Générale du Missel Romain §19, PGMR).

Attestée dès le IIe siècle, la PU prend sa source dans une recommandation de Saint Paul :

« Je recommande […] que l’on fasse des demandes, des prières, des supplications, des actions de grâce pour tous les hommes, pour les rois et tous ceux qui détiennent l’autorité, afin que nous menions une vie calme et paisible en toute piété et dignité. » (1 Tm 2, 1-2)

Disparue au cours du Moyen Âge et absente de la liturgie fixée par le Concile de Trente, la PU fut rétablie par le Concile Vatican II (constitution Sacrosanctum Concilium II §53) ; elle est, depuis lors, objet d’une attention constante (en témoigne le guide spécifique publié en 2009 par la Conférence des évêques de France).

La PU, dite aussi « prière des fidèles », clôture la liturgie de la Parole dont elle est partie intégrante : c’est pourquoi elle est lue depuis l’ambon. Le prêtre dirige la prière : il l’introduit par une monition ou invitation à prier, il la conclut par une oraison synthétique.

La PGMR, au numéro 70, fixe les grands axes de cette prière ; nous prions

  • pour l’Église
  • pour les détenteurs de l’autorité publique et pour le salut du monde
  • pour tous les hommes accablés de souffrances diverses
  • pour la communauté locale.

Ce schéma admet des variantes en fonction des circonstances et des types de célébrations. Mais, le peuple des baptisés priant au nom de toute l’humanité, la PU ne doit jamais se réduire à une somme d’intentions particulières. A travers elle, le peuple de Dieu, répondant à sa Parole, « exerce la fonction de son sacerdoce baptismal » (PGMR §69), conscient de la mission qu’il a reçue de « porter le monde devant Dieu » (J. Rideau).

Marie Drut