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ECHO DES SOURCES N°2 – samedi 19 et dimanche 20 juillet 2025

En la mémoire de sainte Marie-Madeleine que nous fêterons le mardi 22 juillet

« Noli me tangere » –  Jn 20, 13-18

Personne ne volera à la légère cette certitude aux chrétiens : Jésus est ressuscité. C’est une présence qui nous atteint au plus profond. Nous sommes en route, lents et tristes, c’est sûr… mais Jésus est là. Il se passe quelque chose, même si on ne le découvre que plus tard.

Ici, il ne s’agit pas seulement de trouver un « sens à notre vie », mais d’accepter une personne, une présence, un amour qui soient source de Salut. C’est la merveille du mystère chrétien. On n’a jamais affaire seulement à du sacré, à du divin, à un message, à une morale, à une philosophie  ou encore à un idéal, mais à Jésus-Christ, personne vivante du Fils de Dieu ayant pris chair parmi nous. Cette présence contient tout. Ainsi, en régime chrétien, le sacré n’est pas dans les images mais d’abord dans les visages. Si le chrétien croit au Christ mort et ressuscité, c’est qu’il y a en lui quelque chose de plus fort que l’obscurité, le soupçon ou la nuit.

C’est à la lumière de cette conviction que je vous invite à reprendre l’évangile qui nous rapporte la rencontre entre Marie-Madeleine et Jésus au matin de Pâques.

Au lendemain de Pâques, Jésus apparaît à Marie-Madeleine. La scène est subtile et pleine de retenue. Mais pourquoi Jésus dit-il : « Ne me touche pas (Noli me tangere), car je ne suis pas encore monté vers mon Père » ?

Lisons l’épisode de la rencontre entre le Christ et Marie-Madeleine. Elle arrive au tombeau où le corps du Christ a été placé. Elle le trouve vide et deux anges l’occupent. « Ils lui disent : Femme, pourquoi pleures-tu ? Elle leur dit : Parce qu’on a enlevé mon Seigneur  et je ne sais où on l’a mis ; sur ces mots elle se retourna. Elle voit Jésus qui était là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus. Jésus lui dit : Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? Elle pense que c’est le jardinier et elle lui dit : Seigneur, si tu l’as emporté, dis-moi où tu l’as mis et je l’enlèverai. Jésus lui dit : Marie ! Elle se retourne et lui dit en hébreu : Rabbouni ! (c’est-à-dire maître). Jésus lui dit : Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père, mais va vers mes frères et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, mon Dieu et votre Dieu. Marie-Madeleine vient annoncer aux disciples qu’elle a vu le Seigneur et ce qu’il lui a dit. »

Ce qui est proprement exceptionnel dans cette scène, c’est le caractère suivant : le Christ écarte expressément le toucher de son corps ressuscité, contrairement à ce qu’il demandera à saint Thomas : « Avance ton doigt ici et regarde mes mains ; avance ta main et mets-la dans mon côté.» Jusqu’ici, à aucun autre moment, Jésus n’avait interdit ni refusé qu’on le touche. Ici, au matin de Pâques et lors de sa première apparition, il retient ou il prévient le geste de Marie-Madeleine. Marie verra Jésus, celui-ci se laissera voir par elle, parce qu’elle aura su voir dans le tombeau. Voir ce qui se donne à voir seulement aux yeux qui ont déjà su voir dans la nuit de l’invisible. Tel est l’enjeu dont Noli me tangere porte le motif central : « Tu vois, mais cette vue ne peut pas être un toucher, si le toucher lui-même devait figurer l’immédiateté d’une présence ; tu vois l’intouchable qui se tient hors d’atteinte de tes mains tout comme celui que tu vois devant toi quitte déjà ce lieu de la rencontre »

La foi sait voir et entendre sans toucher. Telle est aussi la teneur de l’épisode d’Emmaüs : les deux disciples parleront longtemps avec le ressuscité sans l’identifier, mais lorsqu’ils le reconnaitront à la fraction du pain, il disparaîtra aussitôt de leur vue. Pourtant, à chaque eucharistie, nous l’accueillerons au creux de nos mains. Son corps touchera le nôtre. Mais que verrons-nous ? Viendra alors la parole que Jésus adresse à saint Thomas : Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. ».

Philippe

 

 Sainte Marie-Madeleine

Sainte Marie-Madeleine, également appelée Marie de Magdala, est une figure centrale du Nouveau Testament, témoin privilégiée de la miséricorde du Christ et de sa Résurrection. Convertie par amour, fidèle jusqu’à la croix, elle est la première messagère de la Résurrection et fut honorée du titre d’Apôtre des apôtres. Issue d’un passé troublé, qualifiée de « pécheresse », elle ose un acte bouleversant : elle entre chez un pharisien, lave les pieds de Jésus de ses larmes, les essuie avec ses cheveux et les oint de parfum (Lc 7, 36-50). Jésus lui remet ses péchés et transforme sa vie. Libérée de sept démons (Lc 8, 2), elle devient disciple et marche à sa suite.

Marie-Madeleine est présente tout au long du ministère public de Jésus :

  • Elle écoute sa parole (Lc 10, 38-42)
  • Elle est témoin de son amitié (Jn 11) et de son onction avant la Passion (Jn 12) ;
  • Elle est l’une des rares à rester au pied de la Croix (Jn 19, 25) ;
  • Elle veille au tombeau vide, au matin de Pâques (Jn 20, 1-17).

    Là, dans le silence du jardin, elle reconnaît Jésus ressuscité. Il l’appelle par son prénom, et l’envoie porter la nouvelle aux apôtres : le Christ est vivant !

Selon une tradition ancienne et enracinée, après la Pentecôte, Marie-Madeleine quitte la Terre Sainte avec son frère Lazare, sa sœur Marthe et d’autres disciples, pour fuir les Saintes- persécutions. Ils accostent aux Maries-de-la-Mer, en Provence. Marthe évangélise Tarascon, Lazare devient évêque de Marseille. Marie-Madeleine poursuit sa route vers la Sainte-Baume, au cœur du massif provençal. Elle y vit en ermite pendant 30 ans, dans une grotte, entre pénitence et contemplation. Dès les premiers siècles, la grotte de la Sainte-Baume devient un haut lieu de pèlerinage. Moines, saints, rois et papes y viennent prier. En 1279, ses reliques sont redécouvertes à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, où elles reposent aujourd’hui dans la basilique. Depuis, la tradition du pèlerinage n’a jamais cessé.

Depuis 2024, soit près de 2 000 ans après le passage de Marie-Madeleine en Provence, un itinéraire inédit de 222 kilomètres a été créé pour retracer le passage de la disciple de Jésus. 10 étapes, pour 10 jours de randonnée, en traversant notamment les Parcs naturels régionaux de Camargue et de la Sainte-Baume, pour un pèlerinage en pleine nature ! Enfin, chaque année, entre le week-end précédent le 22 juillet et le week-end suivant, durant une semaine, Marie-Madeleine est célébrée à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume. Processions, célébration à la Sainte-Baume, messe en provençale, veillée de prières, concert, aubades, messe solennelle, vêpres et panégyrique de Sainte Marie-Madeleine sont au programme de cette semaine de célébration.

Si vous avez l’occasion, je vous invite à découvrir cette belle région provençale sur les traces de Maria Magdalena.

Intercédez et suppliez sans cesse pour nous Jésus, ô Bienheureuse Marie-Madeleine.

 Vincent

 

En ce mois d’août dédié au Cœur Immaculé de Marie, et en souvenir du Pape François, voici sa prière à la vierge Marie.

 

Tu es la Toute Belle, ô Marie !

Vierge Sainte et Immaculée,

à Toi  nous nous adressons avec confiance et amour.

 

Tu es la Toute Belle, ô Marie !

Le péché n’est pas en Toi.

 

Suscite en nous tous un désir renouvelé de sainteté :

que la splendeur de la vérité brille en nos paroles,

que le chant de la charité résonne en nos œuvres,

que pureté et chasteté habitent notre corps et notre cœur,

que toute la beauté de l’Évangile soit présente en notre vie.

 

Tu es la Toute Belle, ô Marie !

En toi se trouve la joie parfaite de la vie bienheureuse avec Dieu.

 

Fais que nous ne perdions pas le sens de notre chemin sur la terre :

que la douce lumière de la foi éclaire nos journées,

que la force consolante de l’espérance oriente nos pas,

que la chaleur contagieuse de l’amour anime notre cœur,

que nos yeux à tous restent bien fixés là, en Dieu, où se trouve la vraie joie.

 

Tu es la Toute Belle, ô Marie !

Écoute notre prière, exauce notre supplication :

que la beauté de l’amour miséricordieux de Dieu en Jésus soit en nous,

que cette beauté divine nous sauve – Amen.

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