15 Novembre 2020 – 33e Dimanche du temps ordinaire

En m’appuyant sur l’Evangile du jour, qui nous parle des serviteurs à qui on a confié des talents et qui vont s’expliquer devant le maître quand il revient, je voudrais vous partager ce qu’a écrit le père Gaël Giraud, jésuite, philosophe et économiste au sujet d’un avenir possible « post-COVID ».

Ainsi, il aimerait que l’Etat renforce ses prises de participation dans les entreprises stratégiques et non dans le monde d’hier, fondé sur la thermo-industrie car, dit-il, notre administration publique doit renouer avec sa culture industrielle. Il aimerait, répondant ainsi à l’encyclique « Laudato si’ » du pape François, que l’Etat incite, sinon contraigne, nos entreprises à réorienter leur modèle vers la reconstruction écologique et sociale ainsi que l’intérêt général de long terme, mais il ne s’agit pas de recapitaliser sans conditions, ni de nationaliser.

Il s’en prend aux marges considérables qui ont été accumulées par certains intermédiaires dans la délocalisation de certaines de nos activités et il faudrait qu’on revienne à produire en France des produits manufacturés de basse technologie – en dehors de la santé et de la défense- peu gourmands en énergie et en minerais, donc faciles à réparer et à recycler.

Ainsi, on créera des emplois, équilibrera notre balance commerciale, nous rendra résilients aux prochains chocs pétroliers et dessinera un futur soutenable pour les générations à venir.

J’ai trouvé que cette réflexion permet ainsi de réfléchir à ce que pourrait être l’après COVID dont on parle beaucoup mais …

Le texte du livre des Proverbes me permet de rappeler que l’être aimé(e) (ici une femme) doit toujours être considéré(e) comme un sujet, et non un objet, à qui l’autre doit compréhension et respect. Car cet autre apporte, bien souvent, comme il est dit dans ce texte, une grande ouverture, notamment vers les pauvres. Ainsi, à deux, n’oublions jamais d’ouvrir nos portes à ceux qui en ont besoin.

Bonne réflexion,

 

Olivier JONCQUEZ