26 janvier 2020 – 3e Dimanche du Temps de l’Eglise

« Viens, suis-moi »

Chers amis, comme il y a 2000 ans sur les rives du lac de Galilée, Jésus appelle encore sur les rives de nos vies. Comme pour les quatre premiers disciples, Jésus adresse à chacun de nous ces mêmes paroles : « Viens, suis-moi. »

Jésus appelle ses premiers apôtres alors qu’ils font leur humble travail de pêcheurs. Jésus rejoint toujours ceux qu’il appelle dans leur vie de tous les jours. Il n’appelle pas forcément des « grosses têtes », des « forts en thème », mais des simples, des pauvres, souvent plus disponibles. N’utilisons donc pas trop vite l’alibi de notre incompétence pour ne pas répondre à l’appel du Seigneur et aux besoins de nos frères. Dieu saura nous transformer et suppléer à nos manques. Jésus appelle avant tout des êtres de désir, qui ont ce brin de folie qui va les amener à renoncer à beaucoup parfois.

Pour répondre à l’appel du Seigneur, il nous faut : 1) une confiance spontanée : ne pas tergiverser ; 2) un certain détachement : quitter les filets qui nous retiennent et nous enchaînent parfois. Il n’y a pas d’appel sans renoncement ; 3) une prise de risque : les disciples n’ont pas laissé que leurs filets, ils ont laissé leur vie sur les routes du monde ; 4) un témoignage : les apôtres sont partis avec le Christ porter la Bonne Nouvelle. Aujourd’hui encore, il faut que se continue l’annonce de l’Evangile dans nos sociétés. Soyons disciples missionnaires pour notre 21e siècle.

Pour terminer, je vous propose cette méditation :

Notre Dieu n’a pas de mains, il n’a que nos mains pour construire le monde d’aujourd’hui.

Notre Dieu n’a pas de pieds, il n’a que nos pieds pour conduire les hommes sur son chemin.

Notre Dieu n’a pas de voix, il n’a que nos voix pour parler de Lui aux hommes.

Notre Dieu n’a pas de forces, il n’a que nos forces pour mettre les hommes à ses côtés.

Nous sommes la seule Bible que les hommes lisent encore.

Nous sommes la dernière parole de Dieu, l’Evangile qui s’écrit aujourd’hui. »

(Anonyme du XIVe siècle)

Jean-Luc, diacre