30 juin 2019 – 13ème Dimanche du Temps de l’Eglise

Les vacances d’été sont bientôt là. La paroisse va se vider et une certaine torpeur s’installer. Pourtant chacun attend avec impatience ce moment. C’est l’occasion de voyages, de visites, de réunions familiales. On retrouve les grands parents, les cousins et cousines, oncles et tantes souvent éloignés géographiquement. Le repos, les activités de loisirs et de détente sont souvent et à juste titre le centre de nos préoccupations. N’oublions pas que la joie est ce que souhaite pour nous le Seigneur. Au milieu de tout cela, il est possible d’oublier un peu notre Foi et notre pratique des sacrements. Ceci est peut-être nécessaire et rejoint le terme de vacance au sens de dispense, d’espace vide.

Pour d’autres ce temps vacant est l’occasion de découvrir une autre paroisse sur leur lieu de villégiature ou de retrouver la paroisse de leur enfance, ou encore de découvrir d’autres formes de pratique en Eglise comme des rassemblements de mouvements chrétiens, des retraites. En comparant, nous pourrons nous rendre compte du caractère extraordinairement riche de la vie de notre paroisse. Nous pourrons également nous inspirer des initiatives prises ailleurs. Et le plus important, à mon sens, c’est l’occasion de rendre Grâce pour notre paroisse.

Le temps des vacances est aussi un espace où l’on peut privilégier la réconciliation avec soi-même. L’homme pécheur est un homme intérieurement divisé, désuni, tiraillé voire déchiré par des passions contradictoires. Cette réconciliation avec soi-même est nécessaire à une réconciliation avec Dieu. Le principe de ces deux réconciliations est également posé sur la Croix. Cette réconciliation est synonyme de paix intérieure, de sérénité. Quels en sont les moyens concrets ? Il est possible de faire le bilan de l’année écoulée à la fois des points négatifs, mais surtout des points positifs et des points à améliorer ou changer. C’est une forme de relecture de vie qui permet de ne pas se leurrer et de repérer la distance qui sépare nos objectifs de la réalité vécue. Il ne s’agit pas de se culpabiliser, il est seulement utile de réajuster ses objectifs par rapport à ce que nous avons vécu et ce que la vérité de ce vécu nous a renvoyé. Il est tout aussi important de se féliciter soi-même afin de ne pas oublier tout l’aspect positif, aspect le plus souvent minimisé.

N’oublions pas non plus d’avoir une pensée pour ceux qui ne peuvent partir se reposer ou se divertir en raison de difficultés pécuniaires ou de santé. Belles vacances et retrouvons-nous à la rentrée avec plaisir et le désir de faire communauté.

Jean-Marie BIEVELEZ