9 juin 2019 – Dimanche de Pentecôte

« Il y eut comme un grand coup de vent »

Si au matin de Pâques, quand Jésus surgit du tombeau, il y eut un tremblement de terre, je dirais qu’au jour de la Pentecôte ce ne fut pas simplement un grand coup de vent, mais un véritable tsunami qui ébranla les disciples, qui les fit sortir de leur torpeur et les poussa à aller, pas simplement vers les gens qui étaient à Jérusalem ce jour-là, mais jusqu’aux limites du monde, pour arriver jusqu’à nous aujourd’hui. Pour annoncer : Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité ! Alléluia.

Ce jour-là, à Jérusalem, l’Esprit-Saint n’avait pas pris l’apparence d’une brise légère comme au temps du prophète Elie ! A la Pentecôte, c’est un ouragan qui survient, propageant un feu insaisissable que rien ne pourra éteindre, jusqu’à aujourd’hui encore. Il est le mystère de l’amour plus fort que la mort, plus fort que la peur. A la Pentecôte, ce vent est une force clairement visible par ses effets. L’Esprit de Pentecôte est un vent fort, telle une audace incroyable, qui pousse au loin les craintes, celles surtout qui empêchent d’aimer ou de s’engager.

L’Esprit est audace. C’est lui qui poussa Pierre à parler, lui l’homme craintif qu’il était. L’Esprit est le risque que Dieu prend de nous faire confiance. Il est l’audace de Dieu qui ose nous confier l’Evangile afin que nous en vivions et le proposions à d’autres comme un feu qui ne s’éteint pas.

Par nous, à travers nous, partout où l’on étouffe l’Amour, le Souffle de Dieu tente de redonner vie. Il suffit pour cela d’écouter, à l’intime de nous-mêmes, une langue aux mots brûlants. Ce n’est pas une langue morte, elle nous vient de Dieu lui-même, toujours à l’œuvre dans notre monde.

Jean-Luc, diacre