10 juin 2018 – 10è dimanche du temps de l’Eglise

De la famille de Jésus ou pas ?

« Qui est ma mère ? Qui sont mes frères ? Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma sœur, ma mère. » Par notre baptême, nous sommes devenus frères et sœurs en Jésus Christ, nous sommes entrés dans la grande famille de Dieu, Notre Père. Mais dans ce qui fait le quotidien de nos vies, le sommes-nous vraiment ? Les paroles de Jésus sonnent comme un avertissement ! Sommes-nous vraiment ajustés à la volonté de son Père ? La charte que sont les Béatitudes est-elle ancrée au plus profond de notre cœur ? En un mot, sommes-nous vraiment des frères et des sœurs les uns pour les autres ? Quand Jésus dit ces paroles, il ne s’adresse pas seulement à ses disciples, ses paroles sont universelles. Tout homme de bonne volonté, croyant ou non, s’il fait la volonté du Père, c’est-à-dire, s’il pratique l’amour et la justice envers ses frères et sœurs en humanité, est un frère, une sœur, une mère pour Jésus. Par ces paroles, Jésus élargit considérablement son espace familial. Paroles qui rappellent celles du prophète Isaïe, huit siècles plus tôt : « Elargis l’espace de ta tente ; qu’on déploie les couvertures de ta demeure : Ne retiens pas ! Allonge tes cordages, et affermis tes piquets ! Car tu te répandras à droite et à gauche ; ta postérité envahira des nations, et peuplera des villes désertes ». Isaïe 54-2 et 3. Paroles d’espérance pour ce grand mystère qu’est venu nous révéler Jésus : un jour nous sommes tous invités à entrer dans la maison du Père, maison qu’il a préparée de toute éternité pour notre bonheur, et participer au festin des noces éternelles.

Quelle bonne nouvelle.

Jean-Luc, diacre