5 novembre 2017 – 31ème Dimanche du Temps de l’Eglise

« Les yeux de Dieu »

     Il y a ces regards de douceur où s’exprime plein d’amour. Il y a également des regards qui traduisent la complicité entre deux êtres ou encore la compréhension, voire de la compassion à ce qui se vit ou à ce qui vient d’être dit. Il y a ces regards de confiance où tant de choses ont pu se partager sans qu’aucun mot n’ait été prononcé. De tels regards nous font grandir en humanité. Ils sont nécessaires.

Mais à côté de ces regards bienveillants, il y également des regards qui nous glacent à jamais tellement ils expriment la froideur de ce que l’autre ressent à notre égard. Rien de pire alors que d’être confronté à ces regards de jugement, ces regards de condamnation comme si l’autre avait la prétention de croire qu’il nous connaissait mieux que nous-mêmes.

Un regard n’est jamais neutre. Certains aiment regarder. D’autres aiment être regardés. Il y a l’image que l’on donne et celle que l’on perçoit. Regards et images sont intimement liés.

Toutefois, n’oublions jamais que le tréfonds de notre âme n’est offert qu’au regard bienveillant de Dieu. Dieu et lui seul peut nous connaître dans le plus intime de notre cœur là où aucun être humain ne pourra jamais prétendre avoir la connaissance de l’être que nous sommes. Le regard divin ne nous enferme jamais lorsque nous trébuchons. Il nous reprend à notre rythme. Il nous relève pour que nous nous détournions de ce qui nous empêche de devenir nous-mêmes.

Puissions-nous alors apprendre à nous regarder les uns les autres avec les yeux de Dieu.

Philippe BOISSE