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Méditations de la Parole de Dieu

Méditation du jour : dimanche 19 avril

Evangile du jour : L’incrédulité de Thomas

Thomas joue bien son rôle ! Imaginez s’il avait cru, comme ça… On aurait l’air bêtes nous. Mais non ! Thomas est à notre image, ou nous à la sienne : nous avons besoin de plus que de paroles pour accepter cette résurrection.. Nous avons besoin de signe, de voir, de sentir, de toucher, d’avoir une preuve irréfutable. Et alors oui, nous saurons !

Sauf qu’ici il est question de croire, pas de savoir ! Il est question de foi, pas de preuve irréfutable (et encore, on arriverait à y redire) ! Croire, c’est accepter l’inattendu de Dieu, c’est entrer dans ce chemin où nous ne sommes plus les seuls maîtres de ce qui nous arrive (le sommes nous seulement un jour d’ailleurs ?). Croire, c’est cheminer avec une personne, avec un Dieu qui est vivant, et faire route ensemble, en laissant tomber notre arrogance de tout savoir,d e maîtriser le chemin, l’avenir. C’est avancer ensemble, comme les disciples d’Emmaüs, c’est emprunter le Chemin qu’est Jésus lui-même (souvenez-vous : “je suis le chemin, la vérité et la vie”). Croire, c’est voir l’horizon, celui de l’amour infini de Dieu qui nous attire à Lui et accepter d’être attiré par cet Amour.

Alors je ne sais pas pour vous, mais j’avoue avoir du mal, parfois, à croire comme ça ! A croire pleinement, à ne pas avoir des soubresauts de velléités personnelles… Mais ce qui est génial dans la foi, c’est que Dieu, même s’il se désolé de notre comportement, de notre incrédulité, comme pour Thomas, revient nous chercher. Il nous invite à vivre nous aussi l’expérience de son incarnation. « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » L’évangile ne dit pas si Thomas, comme l’illustre le Caravage, a avancé sa main, mis son doigt dans le coté du Christ. Mais il témoigne du retournement de ce dernier… A travers les signes de Dieu dans nos vies, à travers les interpellations de nos frères, à travers leur foi vivante, nous sommes invités nous aussi à faire cette expérience, à “sentir” la Vie de Jésus Ressuscité qui transparaît chez nos frères…

Chers amis, si vous êtes incrédules, ne désespérez pas ! Dieu se donne à nous, parfois à travers nous, à travers vous, malgré votre manque de foi… Ouvrons les yeux, ouvrons notre cœur, et laissons-nous toucher, à notre tour, par Jésus ressuscité !

Stéphane Jourdain


Méditation du jour : samedi 18 avril

acEvangile du jour : L’envoie en mission

« Alléluia ! le Christ est ressuscité, oui il est vraiment ressuscité ». La louange à laquelle je suis appelé aujourd’hui provient d’une expérience simple : « le Seigneur est bon car son amour est éternel ». 

J’entre à mon tour dans cette joie, dans ce désir de partager cette nouvelle de la victoire du Christ sur la mort. La bonté : voici un mot que l’on trouve dès le récit de la création quand il est dit que Dieu se réjouit chaque jour de ce qui est fait et qui est bon. Je contemple cette bonté cette vérité. Je suis fait pour la vie reçue de Dieu. je rends grâce et me réjouis. Merci Seigneur de me donner la Vie. je suis fait pour louer Dieu et la partager . comment vais je arriver à louer Dieu et à le faire connaitre aujourd’hui ? Amen rendons grâce à Dieu.
 
Abbé Stéphane ADAM

Méditation du jour : vendredi 17 avril

Evangile du jour : la pêche miraculeuse

« En ce vendredi de l’Octave de Pâques clamons à haut et fort « Alléluia ! Le Christ est ressuscité, oui, il est vraiment ressuscité. » Nous retrouvons les apôtres revenus à leur travail de pêcheurs, presque comme avant. Le Ressuscité vient les rencontrer dans leur quotidien. Avec eux mettons nous en ta présence Seigneur pour te confier notre quotidien de confinés !

C’est avec tous leurs sens en éveil qu’ils découvrent le nouveau visage de Ressuscité. Et si nous aussi nous nous mettions en présence du Seigneur ! Chacun d’entre nous pourrait peut-être lui demander la grâce d’être à l’écoute de sa Parole avec tout son être, en invitant l’Esprit-Saint à être un guide dans ce temps de contemplation biblique. Car oui aujourd’hui frères et sœurs, je vous invite à méditer la scène relatée par Jean dans le chapitre 21 aux versets 1à 14 avec tous nos sens !

Après une première lecture, dans un premier temps découvrons la scène ; ses personnages, les lieux, les mots échangés…

Regardons les personnages :

  • Les disciples qui partent à la pêche, qui peinent toute la nuit sans rien prendre.
  • Jésus, au bord du lac qui prépare le feu, Jésus en train de préparer le déjeuner pour ses amis, comme s’il n’avait rien de mieux à faire.

Regardons les lieux, les objets …

Ecoutons :

  • Les disciples parler entre eux dans la barque,
  • Jésus qui leur parle depuis la rive,
  • L’évangéliste nommer chacun par son nom comme au moment du choix des Douze.

Dans toutes ces paroles échangées je peux imaginer la déception, la surprise, la joie, la crainte, etc.

Sentons et Goûtons

  • L’amertume chez les pécheurs qui rentrent bredouilles
  • La douceur de la rencontre avec Jésus ressuscité, la douceur de sa présence auprès de chacun , me laissant pénétrer par la suavité de cette présence.

Touchons en nous approchant au plus près de cette scène évangélique ,les lieux et les objets :

  • la plage qui a accueilli les pas du Ressuscité,
  • la barque qui a été le lieu du miracle, les filets
  • les endroits où ils se sont assis pour partager le repas préparé en toute simplicité et prévenance par Jésus.

Après une seconde lecture, dans un second temps chacun peut se laisser rejoindre personnellement par ce texte

Je peux regarder et entendre

  • la lumière réconfortante du petit matin, au terme d’une pêche décevante, dévoilant une table prête avec une nourriture abondante, préparée avec amour ….la lumière du Ressuscité éclairant les zones de ténèbres dans ma vie…
  • le Christ m’appeler par mon nom, le Christ me dire « Viens manger. » Je l’imagine en train de me servir. …Tout au long de la journée, il va continuer à me servir ce dont j’ai besoin.
  • le Christ m’inviter à jeter mes filets dans une autre direction… pour moi aussi accueillir une pêche miraculeuse au travers de tous les signes de Sa présence dans ma vie, que je recueillerai dans mes propres filets.
  • les paroles de Pierre, en étant attentif à sa surprise, ses initiatives, son énergie, l’expression de son attachement au Christ. Comment les réactions de Pierre me rejoignent –elles ?

Je peux goûter et sentir :

  • Une table abondante est prête – nourriture, amour, chaleur et grande joie. Là, les relations brisées sont guéries. Suis-je toujours prêt à accueillir les dons dont tu me combles Seigneur ?

Pour terminer ce temps de méditation je peux me risquer dans une prière personnelle avec l’assurance que le Ressuscité m’attend sur les rivages de l’ordinaire de ma vie, qu’il m’accepte avec amour, qu’il m’encourage, qu’il me comble de ses dons.

Je peux lui demander la grâce de reconnaître sa présence dans ma vie, en lui parlant avec confiance, comme un ami parle avec son ami.

Ainsi nourri par le pain de Sa Parole, réchauffé par le feu de Son Amour toujours présent, qu’à mon tour j’apporte réconfort et encouragement à ceux que je contacterai aujourd’hui !

Belle et féconde journée frères et sœurs !

Danielle Schuck


Méditation du jour : jeudi 16 avril

Evangile du jour : l’apparition de Jésus à ses disciples

Jésus fut présent au milieu d’eux et leur dit : « la paix soit avec vous !» (Cf. Lc 24, 36)

En ce temps de crise sanitaire où nous sommes ‘‘terrés’’ dans nos maisons, par crainte de la propagation du Corona virus, le Ressuscité, présent au milieu de nous, nous dit : « la paix soit avec vous !».

À l’instar des premiers disciples du Christ, qui s’étaient confinés dans leurs maisons par peur des représailles de ceux qui ont commandité la mort de leur Maître, nous avons besoin aujourd’hui, plus que jamais, de cette présence rassurante du Seigneur à nos côtés. Oui, il est là, bien que discrètement, au cœur de nos vie et c’est lui qui nous fait vivre.

Bien qu’étonnés des événements dramatiques que nous traversons, osons, dans la joie de cette présence discrète du Ressuscité parmi nous, croire en un lendemain meilleur avec lui et en lui. Tout comme à ces Apôtres il nous dit : « À vous d’en être les témoins » dans le monde d’aujourd’hui.

Dans la première Lecture de ce jour (Actes 3, 11- 26), nous voyons Pierre et Jean annoncer à leurs contemporains juifs la Bonne Nouvelle de la Résurrection et présence agissante du Christ qui, à travers leurs actions, guérit les malades. En effet, dit Saint Pierre : « Hommes d’Israël, pourquoi vous étonner ? Pourquoi fixer les yeux sur nous, comme si c’était en vertu de notre puissance personnelle ou de notre piété que nous avons donné à cet infirme de marcher ? … Tout repose sur la foi dans le nom de Jésus Christ : c’est lui qui vient d’affermir cet homme que vous connaissez et l’a rétabli dans son intégrité physique » (Ac 3, 12. 16).

Puissions-nous, à la suite de nos devanciers dans la foi en Jésus Christ ressuscité, permettre au Seigneur d’agir en nous et à travers nous pour le bien de nos frères et sœurs qui ont tant besoin de lui. Comme dit Saint Pierre, beaucoup agissent mal parce qu’ils sont dans l’ignorance. Implorons pour eux et pour nous tous la grâce d’une prise de conscience ; afin qu’ils puissent se convertir et se tourner vers Dieu pour que leurs péchés et les nôtres soient effacés. Ainsi viendront pour nous tous les temps de fraicheur de la part du Seigneur. (Cf. Ac 3, 17- 20)

Prions les uns pour les autres, en particulier pour les malades, les familles endeuillées, le personnel soignant, les autorités politiques et tous les chercheurs afin qu’à travers leurs actions le Seigneur aide à trouver des solutions pour mettre fin à la pandémie de Covid-19.

 

Bon temps pascal à tous !

 

Abbé Dieudonné Talakaena


Méditation du jour : mercredi 15 avril

Evangile du jour : Les pèlerins d’Emmaüs

Qu’importe le « N » ième   jour de confinement  dans lequel nous sommes, c’est de bonnes nouvelles dont nous avons tous besoin, et plus exactement, pour nous , chrétiens,  d’une Bonne Nouvelle …

Chaque jour de cette octave pascale, la sainte Eglise, notre mère nous invite à méditer un texte relatant d’une manière ou d’une autre la présence du Ressuscité ; Jésus, le premier-né d’entre les morts. Et aujourd’hui, c’est ce récit que nous connaissons bien : les disciples d’Emmaüs.

Cléophas et son compagnon sont des témoins privilégiés de la Résurrection. Le Ressuscité les a accompagnés sur leur route et dans l’amertume de leur déception. Il les a consolés de leur peine, les a instruits patiemment. Il a répondu à leur invitation : « Reste avec nous ! »  Jésus a célébré pour eux, l’Eucharistie. Le Divin Maître a ouvert leurs yeux, leur donnant ainsi de le contempler dans la gloire de sa résurrection. Et voilà qu’a l’instant même, dans la nuit, malgré la fatigue, ils sont partis annoncer la nouvelle, bonne entre toutes : Jésus est vivant ! et c’est ainsi que depuis ce jour, la prédication de l’Eglise se déploie, expliquant inlassablement les Saintes Ecritures, car elles sont parole de Dieu et contiennent tout ce que Dieu veut dire à l’humanité. Et cette parole, ne laisse pas indifférent, elle brûle le cœur… Dans l’épreuve que nous traversons, cette Parole est même la seule nourriture.  Pour la plupart d’entre nous, il n’est pas possible de communier sacramentellement au Pain de Vie…mais nous pouvons communier spirituellement, et ne nous en privons pas ! Ce sera de notre part, un acte de fidélité à ce commandement du Sauveur : « Faites cela en mémoire de moi ! »

Le jour de notre « délivrance » viendra aussi sûr que le soleil se couche chaque soir et se lève chaque matin. Et ce jour-là se sera la fête des retrouvailles autour de l’Eucharistie, en présence du Ressuscité.  D’ici là, gardons courage et patience, mais en attendant, méditons ce beau récit en faisant l’exercice suivant : il est question de Cléophas, mais l’autre disciple ? Qui est-ce ?…c’est toi, frère et sœur, c’est chacun de nous !  Devenant ainsi, témoin et missionnaire, car l’annonce de l’Évangile se fait d’homme à homme, personne à personne comme Jésus l’a fait pour Cléophas, comme l’Eglise l’a fait pour chacun de nous, et comme nous devons le faire autour de nous ! bien évidemment, n’enfreignons pas les consignes sanitaires, pour l’heure mettons à profit les moyens de communication dont nous disposons. Alors, tous à vos claviers et autres smartphones : « le Seigneur est ressuscité, il est vraiment ressuscité ! Amen et alléluia !

Serge, en frère diacre.


Méditation du jour : mardi 14 avril

Evangile du jour : Marie-Madeleine rencontre Jésus

« Femme pourquoi pleures-tu ? » …inutile je crois d’incriminer notre désormais « sympathique Marie Madeleine » ou plus largement les femmes dans leur ensemble ! A l’heure de la parité nous pourrions tout aussi bien dire : « Homme pourquoi pleures-tu ? » La question va dans les deux sens. Elle se pose là finalement pour chacun de nous.

Oui en définitive, pourquoi pleurons-nous ? Autrement dit pourquoi sommes-nous si lents à croire ? Pourquoi sommes-nous si circonspects face à cette merveilleuse nouvelle de la Résurrection que nous rapporte l’Écriture et les Témoins !

Parce que tout simplement cela ne va pas de soi. Cela n’est pas si simple. Il faut bien l’avouer cela dépasse totalement l’entendement ! Cela est loin d’être une évidence ! Et qui plus est en ces jours de pandémie que nous vivons actuellement, ou seule la souffrance et la mort semblent nous envahir !

Croire en Jésus ressuscité demandera toujours un acte de foi de notre part, et nous invitera sans cesse à faire le saut de l’espérance et de la promesse… la promesse d’un Dieu qui tient toujours parole et qui fait de la résurrection de Jésus la promesse de la nôtre… pour peu que nous voulions la recevoir.

Mais comme aime à le rappeler le pape François : « Le Seigneur est vivant et marche à nos côtés. Soyez ancrés à cette espérance, cette ancre qui est dans le ciel ; tenez ferme la corde, soyez ancrés et portez de l’avant cette espérance ».

Alors en cette semaine de l’octave de Pâques vivons de cette espérance bienheureuse et restons plus que jamais ancrés sur le Christ, Celui qui « essuiera toutes larmes de nos yeux » !

Père Jean Marc ALTENDORFF+


Méditation du jour : lundi 13 avril

Evangile du jour : Jésus apparaît aux femmes le matin de Pâques

Dans ce passage de l’Évangile de ce jour, nous nous retrouvons en ce matin du premier jour de la semaine, avec les quelques femmes qui sont venues pour s’occuper des soins mortuaires – qui n’avaient pu être faits juste après la mort de Jésus, puisque le sabbat était sur le point de commencer. Or, ces femmes se retrouvent devant un tombeau vide, et un ange leur annonce que le Seigneur est ressuscité.

L’Évangile nous dit alors que les femmes commencèrent à trembler, qu’elles ressentirent une grande joie, et qu’enfin elles se mirent à courir pour aller porter la nouvelle aux apôtres. Voilà trois attitudes que nous devrions nous aussi avoir, si nous pensons à ce qu’est la Résurrection. D’abord la crainte, la crainte qui n’est pas la peur (Jésus dira de ne pas avoir peur), qui pousse au respect et à l’adoration, devant la grandeur de Jésus. Ensuite la joie qui remplit le cœur. La Résurrection de Jésus est l’assurance de notre propre résurrection, l’assurance de la victoire sur la mort. Enfin, elles coururent, c’est-à-dire qu’elles ne pouvaient pas attendre pour partager cette joie. Nous ne pouvons pas garder cette bonne nouvelle pour nous, nous ne pouvons que la transmettre autour de nous.

Enfin, regardons un peu la réaction des chefs des prêtres. On peut penser que, devant le fait de la Résurrection de Jésus, ils devraient enfin avoir la foi. Et pourtant ce n’est pas ce qui va se passer. Quand on a décidé de fermer son cœur à Jésus, les plus grands signes ne sauraient rien y faire.

Cette pandémie du COVID-19 qui nous bouleverse et oblige de vivre notre foi d’une façon inhabituelle, pourrait être pour nous tous le SIGNE. Signe de notre fragilité et de notre finitude. Signe de lutte acharnée pour la vie. Signe de l’espoir et de l’espérance puisque beaucoup de personnes sortent des hôpitaux et retrouvent le goût de vivre. Serions-nous capables de le comprendre ?

La seule chose dont Jésus a besoin pour entrer dans notre cœur et lui redonner la joie et le bonheur de vivre, est que nous le lui ouvrions, ne serait-ce même que l’entrouvrir. Cela dépend de nous, et les plus grands signes ne peuvent le faire à notre place.

Père Joseph