Editos

« LAUDATO SI, MI SIGNORE ! »

En 2015, notre Saint-Père, le Pape François offrait à l’Eglise et au monde une nouvelle Lettre Encyclique sur « la sauvegarde de la maison commune » intitulée « Laudato Si ». Cette Lettre revêt une importance capitale pour les temps que nous vivons et ouvre une réflexion large sur le thème de l’écologie. Le pape n’y parle pas seulement de prendre soin de la nature, mais de toute la Création, c’est pourquoi il parle « d’écologie intégrale ». Cela comprend une écologie environnementale, sociale,  économique et culturelle. Cela implique de prendre soin l’Homme dans tout ses états de vies, de son commencement à son terme naturel.

Plus que jamais, au cœur de cette pandémie que nous vivons, résultat d’un dérèglement de cette écologie intégrale, il nous est bon de réfléchir, de prier, de nous tenir dans l’espérance d’un autre style de vie et bien entendu de nous y engager !

Le temps du Carême qui s’ouvre prochainement est un temps favorable pour prendre toute la mesure de la beauté de la Création de Dieu et du rôle que nous avons à y tenir. Le parcours du « Carême à Domicile 2021 » proposé par le diocèse ne peut que nous y aider !

Abbé Mathieu Schiebel +, votre Curé


« Grâce à l’amour du Seigneur, nous ne sommes pas anéantis ! »

Nous venons de célébrer, dans la simplicité, la naissance du Sauveur. Certes, nous n’avons jamais connu de si petites assemblées lors des offices de Noël, mais il y eut beaucoup de ferveur et la joie de vivre l’intimité d’une ESPERANCE partagée. Une fois de plus, au cœur de la nuit de ce monde, dans le flot des informations inquiétantes, une Bonne Nouvelle a retentie ! Et en ce début d’année civile nous pouvons faire nôtres les mots du prophète Jérémie dans ses Lamentations (3. 21-24), et être, comme lui, dans l’ESPERANCE : « Voici ce que je redis en mon cœur, et c’est pourquoi j’espère : Grâce à l’amour du Seigneur, nous ne sommes pas anéantis ; ses tendresses ne s’épuisent pas ; elles se renouvellent chaque matin, – oui, ta fidélité surabonde. Je me dis : « Le Seigneur est mon partage, c’est pourquoi j’espère en lui. » Espérer parce que nous sommes aimés !

A Noël, nous avons entendu cette Bonne Nouvelle d’un Dieu venu au milieu de nous, parce qu’Il nous aime ! Nous ne pouvons pas garder cela pour nous ! Nous ne pouvons pas être ou demeurer anéantis face aux circonstances actuelles, comme ceux qui n’ont pas d’Espérance…

« CE QUI ETAIT depuis le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché du Verbe de vie, nous vous l’annonçons. Oui, la vie s’est manifestée, nous l’avons vue, et nous rendons témoignage : nous vous annonçons la Vie Eternelle qui était auprès du Père et qui s’est manifestée à nous. Ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons à vous aussi, pour que, vous aussi, vous soyez en communion avec nous. Or nous sommes, nous aussi, en communion avec le Père et avec son Fils, Jésus Christ. Et nous écrivons cela, afin que notre joie soit parfaite. » (1Jean I, 1-4)

La joie de cette Espérance sera donc parfaite, si nous ne gardons pas notre ESPERANCE dans notre poche, si nous savons reconnaitre que, dans les ténèbres de ce monde, Dieu est présent… sa Lumière brille : Jésus-Christ, Fils de Dieu, notre Sauveur ! Qu’en ce temps de Noël et en ce début d’année, Jésus le Christ, lumière intérieure, répande sur nous sa paix. Elle est bienveillance et ouvre à un changement de notre vie. Alors s’élève en nous comme un élan intérieur, qui nous pousse à l’Espérance. Et nos lèvres ne peuvent garder le silence, notre cœur se sait aimé. Et voilà que s’accomplit en nous la volonté de son Amour !

Abbé Mathieu Schiebel +, votre Curé


“Marchands du temple”

Plus de deux millénaires après en avoir été chassés par Jésus, (Jean 2, 13-16), les marchands du temple semblent avoir   définitivement gagné la partie ! Bien sûr, pour les croyants que nous sommes, Noël demeure spirituellement fort, Nous y faisons mémoire de la venue de Dieu dans notre monde, pauvre parmi les pauvres, au plus prés de nous… IL EST « L’EMMANUEL » c’est-à-dire « DIEU AVEC NOUS »… Et nous allons essayer, une fois de plus, de nous préparer à l’accueillir durant ce temps d’attente de 4 semaines qu’est le beau temps de l’Avent.

Mais pour le plus grand nombre, Noël est – très  accessoirement – une « tradition culturelle » dont le sens s’efface peu à peu au profit d’une fête glorifiant la société de consommation   moderne. Quelle tristesse ! Ha !… nos sociétés modernes et laïques veulent bien fêter Noël… tant que ça rapporte ! Mais ne nous parlez surtout pas de Jésus… Dès la Toussaint, les  commerces, certaines villes, voire même des particuliers ont   dégainés tout l’attirail d’une fête qui ne cesse d’être vidée de son contenu. Le « Black Friday » a donné le « LA »… A l’entrée des magasins, les gens se bousculent pour faire la bonne affaire, même si pour cela il faut écraser l’autre. Allons-nous continuer à nous laisser abrutir ? Preuves d’un monde qui tourne à l’envers ! Des millions d’êtres humains n’ont pas de quoi manger à leur faim ou vivre décemment tandis que d’autres dépensent presque sans compter pour offrir et s’offrir les dernières choses à la mode.

A Noël, Dieu se dépouille de tout et se fait l’un de nous. Il revient à chacun de prendre la décision de faire comme lui !

Abbé Mathieu +, Curé