L’accompagnement spirituel

Tout baptisé, ou toute personne qui cherche à découvrir la présence du Christ dans sa vie, peut demander à l’Église à être accompagnée. La tradition de l’accompagnement repose sur la conviction fondamentale qu’il « n’est pas bon que l’homme soit seul » (Gn 2, 18). Au plan humain comme au plan spirituel nous avons besoin des autres pour grandir.
L’accompagnement vise à développer la liberté spirituelle d’une personne dans ses choix devant Dieu et devant le prochain. L’accompagnateur est un témoin fraternel qui écoute l’accompagné et lui propose des outils et des repères pour sa croissance comme enfant de Dieu.
Pourquoi avoir recours à l’accompagnement spirituel ?
La finalité de l’existence, pour un chrétien, est la sainteté et la communion avec Dieu, pas seulement dans l’éternité, mais dès cette vie. On pourrait encore dire que la direction spirituelle de notre vie, c’est l’union au Père, à la suite du Fils, sous l’action de l’Esprit. Le but essentiel de l’accompagnement spirituel est donc d’aider le croyant à grandir dans sa relation à Dieu Trinité. En ce sens, pour qui a envie de progresser dans sa vie de prière, ou encore dans l’accueil, la méditation et la mise en pratique de la Parole de Dieu, pour qui veut fortifier son amitié avec le Christ et son lien à l’Église, l’accompagnement peut s’avérer être un moyen précieux. L’accompagnement par une personne formée permet aussi parfois de recevoir certains éclairages sur l’enseignement de l’Église. De façon générale, c’est un soutien pour découvrir l’Esprit Saint à l’oeuvre au quotidien, pour traverser certaines épreuves en étant moins seul, pour mieux vivre en alliance avec la Trinité, avec les autres et avec soi.
Quel est le rôle de l’accompagnateur ?
Père ou mère spirituel(le), directeur de conscience, conseiller ou accompagnateur spirituel : selon les époques ou les diverses spiritualités, le désir de l’accompagné(e) ou sa
vocation, l’accompagnant(e) a reçu différents titres qui, par eux-mêmes, disent quelque chose de la manière dont son rôle est perçu.
Un véritable accompagnateur sait d’expérience que le Maître d’oeuvre c’est Dieu et que lui, accompagnateur, n’est jamais que le témoin de l’action divine. Un témoin privilégié et respectueux du mystère d’amour qu’est la relation entre Dieu et chacun de ses enfants. Un témoin qui saura faire preuve de toute la discrétion requise.
Il ne s’agit pas d’abord, pour l’accompagnateur, de faire ou de dire quelque chose. Il s’agit plutôt d’être dans une attitude d’accueil : offrir une écoute active et empathique, prêter attention à ce que dit l’accompagné et aussi à ce qui se passe en lui-même, partant du principe que la relation est triangulaire et que l’Esprit parle aussi bien au coeur de l’accompagnant qu’à celui de l’accompagné.
À l’image du Christ qui, avant de guérir l’aveugle, lui demande : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » (Mc 10, 51), indiquant par-là que nous sommes dans le registre de la libre collaboration et non de la soumission, l’accompagnateur aura un infini respect de la liberté de l’accompagné. Il aura à coeur d’être accompagné et supervisé lui-même pour vérifier qu’il demeure dans une attitude de service et non de domination, quelle qu’en soit la forme.
Le mot “accompagnateur” évoque une marche ensemble, côte à côte, au même rythme, avec une visée commune qui est la croissance spirituelle. Il y a aussi un aspect de partage fraternel entre deux personnes qui ont conscience d’être égales en dignité aux yeux de Dieu mais dont l’une a un peu plus d’expérience que l’autre concernant le cheminement spirituel. L’accompagnateur s’abstiendra de choisir l’itinéraire ou d’imposer un rythme. Il pourra peut-être, avec respect, faciliter la marche de l’accompagné en lui offrant son regard sur le paysage, en l’avertissant de certains dangers, en l’aidant à persévérer et à interpréter les balises sur le bord du chemin.
Comment cela se passe-t-il concrètement ?
Dans un lieu adapté et un temps préalablement défini , après avoir prié ensemble , l’accompagnateur se met – le plus souvent gratuitement, car c’est un service d’Église – à l’écoute de l’accompagné. Celui-ci peut parler de tout ce qui fait sa vie (pas seulement de sujets ‟religieux”) du moment que c’est dans l’optique de la croissance spirituelle.

Le pôle pour
l’accompagnement spirituel
Le pôle pour l’accompagnement du diocèse, reconnu par Mgr Philippe Ballot, rassemble des personnes ayant suivi une formation et reconnues idoines pour accompagner spirituellement celles et ceux qui en manifesteraient le désir.
L’équipe de coordination du Pôle propose :
- Un référencement volontaire des accompagnateurs spirituels du diocèse pour pouvoir mettre en relation des personnes en demande d’accompagnement avec un accompagnateur.
- Le second est la formation à la fois initiale et continue pour apporter des repères solides et fiables à toute personne qui accompagne. Une prochaine session commencera en novembre 2025 sur deux ans. Elle est ouverte à toute personne appelée à ce service ou, l’exerçant, qui souhaiterait approfondir et enrichir ses connaissances et sa pratique.
- Enfin, le troisième axe est la supervision sous la forme de “journées pour les accompagnateurs spirituels”, ouvertes à toute personne qui accompagne. Elles permettent, deux fois par an, de relire en petit groupe certaines difficultés vécues ou bien de partager des questionnements avec d’autres. Une personne expérimentée anime le groupe et garantit le respect du cadre.
Le pôle propose des formations à l’accompagnement spirituel ainsi que des journées de supervision ouvertes à toute personne qui accompagne.
Les formations à venir
Pour tout renseignement ou pour demander à être mis en relation avec un(e) accompagnateur(trice) :