L’aumônerie nationale des Slovènes fête l’Assomption au moulin de Thicourt
Dans la tradition, chaque 15 Août, le moulin de Thicourt, siège de l’aumônerie nationale des slovènes en France, devient un lieu de pèlerinage pour les membres de la communauté slovène et leurs amis français et allemands. Un paroissien nous raconte.

À 10h, la messe est célébrée en plein air dans la cour de cet ancien moulin où, depuis le Moyen-Âge, et jusqu’au début des années 1900, les agriculteurs du coin venaient y déposer leurs sacs de grains pour repartir avec de la farine. Cette année encore, sur une ancienne meule d’un moulin en grés des Vosges, la Vierge Marie nous attendait. Venus des quatre coins du diocèse de Metz et ceci, malgré la canicule, les pèlerins ont participé à l’Eucharistie présidée par le Père Cédric Triponey et concélébrées par l’abbé Joseph Kamin et l’abbé Denis Donetzkoff.

Dans son homélie, l’abbé Cédric Triponey a souligné : » Marie n’est pas d’abord celle qui est loin devant nous parce qu’elle serait inaccessible. Elle est celle qui est partie la première ». Nous chantons parfois : « La première en chemin, Marie tu nous entraînes « . C’est peut-être une des plus belles manières de comprendre la fête d’aujourd’hui. Marie est la première en chemin. Elle est arrivée là où nous espérons, nous-même, parvenir un jour. Car ce que nous contemplons aujourd’hui en Marie nous concerne. Son Assomption parle de notre avenir …. Nous croyons que notre existence ne s’arrête pas devant une tombe. Nous croyons que ce corps qui est le nôtre, avec lequel nous avons aimé, travaillé, embrassé, pleuré, souffert, porté nos enfants ou serré la main de ce que nous aimons n’est pas destiné au néant. Dieu veut sauver tout homme . Et aujourd’hui Marie en est comme le premier signe. Elle devient ainsi un merveilleux trait d’union entre le ciel et nous. Elle est profondément de notre côté…. Et celle que nous célébrons aujourd’hui comme Reine du Ciel se présente elle-même comme « humble servante ». Voilà peut-être aussi pourquoi elle nous est si proche. Nous n’avons pas besoin d’être parfaits pour nous approcher d’elle. Nous pouvons venir avec nos vies telles qu’elles sont : nos joies, nos blessures, nos fidélités et nos contradictions, notre foi parfois solide et parfois fragile.

Marie prend tout cela et nous montre une direction : vers son Fils. Alors, en cette fête de l’Assomption, levons un instant les yeux. Pas pour fuir notre vie terrestre, mais pour nous rappeler où elle va. L’Assomption nous dit que le ciel n’est pas fermé. Elle nous dit que la mort n’est pas le dernier chapitre de notre histoire. Elle nous dit que notre humanité est faite pour Dieu. Et Marie est déjà là, la première en chemin, comme mère qui a pris un peu d’avance et qui, arrivée au bout de la route, se tourne vers ses enfants pour leurs dire : « Venez, n’ayez pas peur. Le chemin conduit quelque part. Quelqu’un vous attend » .

À midi, dans le nouvel espace japonais, sous les noyers et sous les treilles, ainsi que sous les tonnelles, les repas ont été servis, accompagnés d’un échange amical, chaleureux et festif. L’abbé Franck Wentzinger nous a rejoint pour le repas. De 17h à 18h, une veillée autour de Marie nous a, à nouveau, rassemblé dans la méditation et la prière en alternance avec des chants slovènes et français.


Le rendez-vous a été donné pour 2027. Merci à tous pour cette journée spirituellement et humainement exceptionnelle.
