Aumetz : l’Association des travailleurs slovènes d’origine (ATSO) fête ses 100 ans
Samedi 13 juin 2026, par une matinée ensoleillée, les membres de l’Association des travailleurs slovènes d’origine (ATSO) se sont réunis devant leur maison, qui est aussi le siège de l’association, avec un accueil musical et dansant proposé par un groupe folklorique venu de Slovénie pour l’occasion.

Dès 9h30, un dépôt de gerbe a eu lieu au monument aux morts, en présence de la présidente de l’association, de son excellence Mme Renata Cvelbar Bek, ambassadrice de Slovénie à Paris, des élus locaux et de l’abbé Joseph Kamin.
L’abbé Kamin, en tant qu’aumônier national des Slovènes en France, a célébré l’eucharistie à 10h en l’église d’Aumetz, en action de grâce pour tout le bien produit durant 100 ans par ces membres ayant vécu dans l’esprit et la tradition slovène, sans oublier tous les défunts.

L’eucharistie a été célébrée en langue slovène. Elle était accompagnée par les trente choristes de la chorale slovène Jadran de Freyming-Merlebach.

L’homélie bilingue était une occasion de recentrer les raisons des migrations slovènes tant au Pays du fer qu’au Pays du charbon, sans oublier les charbonnages du nord de la France. Ce charbon noir qui donna du pain blanc pour tant de familles ayants quitté leur patrie pour raisons économiques ou politiques.

Les associations slovènes furent, et sont encore, un lieu de partage et d’entraide. L’ ATSO Aumetz, ville jumelée avec la ville slovène d’Idrija, a su soigneusement garder l’art de la dentelles au fuseaux, les chants, ainsi que, pendant des décennies, un cours hebdomadaire de langue slovène.
La partie spirituelle était assurée par le père Antoine Dejak, qui fut pendant de longues décennies l’aumônier slovène du Pays du fer.
La dernière migrante venue de Slovénie à Aumetz est arrivée au mois d’août 1980. Depuis, plus personne n’a eu besoin de quitter son pays.
Longue vie aux forces vives de l’association qui perpétuent les richesses de leurs pays d’origine, richesses culturelles, spirituelles, culinaires, artistiques…
Autour d’un repas en commun, le chant et les danses folkloriques ont ponctué cette journée qui s’est achevée vers 18h.