Morhange : Pâques ou le temps des passages

Dans le secteur de Morhange, les offices de la Semaine sainte 2022 ont été célébrés dans différentes paroisses par les abbés Grégoire Corneloup et Jean-Marie Glanc : la Sainte-Cène à Bermering, l’office du Vendredi saint à Rodalbe, un autre lieu chaque année, en alternance, la veillée pascale à Morhange.


Les paroisses concernées ont ainsi pu vivre un temps pascal dans leur propre église, rejointe par les choristes morhangeois pour aider à l’animation des célébrations.

À Morhange, bon nombre d’adultes, ainsi que des enfants et des confirmands ont participé au chemin de croix du Vendredi saint, dont le parcours s’est terminé au jardin de la Résurrection, à côté de l’église Saints Pierre et Paul, pour un temps de prière en commun devant une croix, reconstituée pour l’occasion.

Le Samedi saint, la veillée pascale a débuté à la nuit tombante, sur le parvis de l’église, par la bénédiction du cierge pascal, allumé par l’abbé Corneloup, entouré des servants d’autel qui ont transmis la lumière à tout le peuple rassemblé.

La procession s’est formée pour une entrée progressive dans l’église, marquée par trois temps d’arrêt au rythme du chant Joyeuse lumière. Le prêtre a ensuite mis en place le cierge pascal dans le chœur, puis entonné l’Exultet, chant de louange repris par la chorale, puis par l’assemblée, pour exprimer d’une voix forte l’annonce joyeuse de la Pâque.

Après la lecture des différents textes de l’Écriture et l’interprétation des cantiques, le Gloria a retenti, les cloches ont annoncé, à toute volée, la Bonne Nouvelle à toute la population ! C’est depuis la chaire que l’abbé Corneloup a proclamé l’évangile de la Résurrection. Dans son homélie, il a évoqué les différents passages de l’Écriture, depuis le néant jusqu’à la Création du monde par Dieu, de l’esclavage à la liberté pour le peuple juif, de la tristesse à l’espérance pour les femmes devant le tombeau vide. Il a mis l’accent sur « le nouveau passage que Dieu veut pour tous, une vie nouvelle pour chacun« .

Après la bénédiction de l’eau baptismale par le prêtre, le catéchumène, futur baptisé a parcouru les différentes étapes le séparant de son baptême : la renonciation au mal et sa profession de foi. Ayant choisi le baptême par immersion, il a été plongé dans l’eau du bassin en présence de sa famille, réunie autour de lui pour y recevoir le sacrement tant attendu et préparé depuis deux ans.

« Alexandre est passé de vieil homme à homme nouveau, notre baptême est une marque indélébile qui nous lie au Seigneur pour toujours« , a souligné l’abbé Corneloup.

Après la remise du vêtement blanc et de la lumière, l’abbé Corneloup a imposé les mains au nouveau baptisé et oint son front avec l’huile nouvelle pour lui donner aussi le sacrement de la confirmation.

Ce fut ensuite au tour des confirmands, cierges à la main, de renouveler leur promesse de baptême avant de venir accrocher leur lumière dans le chœur, à côté du cierge pascal.

« Par leur profession de foi, ils ont fait un pas« , a fait remarquer le prêtre en ajoutant que « les 600 ans de cette église sont une occasion en or pour faire des pas vers le Seigneur, mais que rien ne remplace la puissance de la fête de Pâques qui, de génération en génération, est le sommet de la vie chrétienne« .