Messe avec les sonneurs de trompes du Débuché de Nancy à Morhange

Samedi 16 octobre 2021, de nombreux paroissiens, chasseurs ou non, étaient présents en l’église Saint-Pierre et Saint-Paul de Morhange, qui fête cette année ses 600 ans, pour assister à la messe de la Saint-Hubert. La célébration, présidée par l’abbé Grégoire Corneloup, était animée par les sonneurs de trompes du Débuché de Nancy.

Fêter saint Hubert est une tradition qui remonte au XIIIè siècle, mais c’est seulement au XIXe siècle que les trompes sonnèrent à l’église et que l’on commença à écrire des messes de la Saint-Hubert destinées à la trompe.

Ce fut une entrée dans l’église haute en couleurs avec les sonneurs en redingote rouge, pantalon blanc, casque sur la tête, la trompe accrochée à l’épaule, qui avaient pris place devant l’autel, entouré d’une décoration de circonstance.

Après le mot d’accueil d’un membre du conseil de fabrique, l’abbé Corneloup s’est exprimé à son tour pour remercier les sonneurs pour leur présence ainsi que tous ceux qui avaient préparé la célébration.

La fanfare a interprété l’entrée de messe d’Hubert Obry, puis le Kyrie de Tyndare avec brio, avant que les autres temps forts de la messe ne retentissent dans l’église, les sonneurs occupant alors l’espace derrière l’autel.

Dans son homélie, s’appuyant sur l’exemple de Jésus qui “recadre” les Apôtres préoccupés par leur place dans le royaume, il a mis l’accent sur l’esprit de service et mis en garde contre l’esprit de domination qui guette tout un chacun.

Il a aussi fait référence au synode sur la synodalité ouvert par le pape François avant de revenir sur la figure de saint Hubert, dont la légende rapporte qu’après sa vision d’une croix entre les bois d’un cerf dix-cors, un vendredi saint, sa vie bascula. Il devint un grand évêque, proche de ses fidèles et attentif à toute misère. La question : « Pourquoi ne vas-tu pas prier ? » entendue dans la forêt par celui qui est devenu leur saint patron peut encore interpeller aujourd’hui. Il est toujours temps de changer de vie.

Retenus pendant la messe, les applaudissements ont pu s’exprimer à la fin de la célébration et témoigner de l’appréciation du public.