Quelle éducation pour la paix dans le monde ?

Samedi 20 juin 2026, les mouvements et associations de fidèles du diocèse se sont rencontrés pour réfléchir sur le thème : Quelle éducation pour construire la paix dans ce monde ? Une journée animée par Soeur Catherine Finot, salésienne et professeur à l’Institut catholique de Paris.

Trois grands défis

Prendre conscience du contexte sociétal, construire une identité pacifique dans un milieu porteur et restaurer le lien social dans un contexte de violence.

Constats

Nous constatons un pluralisme radical, des identités polyèdres et qui peinent à s’unifier et ne trouvent pas d’appui dans la culture commune. Pourtant des personnes expriment le besoin de retrouver un sens et de bénéficier la sécurité de réseaux. Les chrétiens ne sont pas en surplomb de cette réalité (les catéchumènes). Quelle attitude à adopter pour protéger ou favoriser l’ouverture aux périphéries de l’Église ?

Face à toutes ces mutations culturelles qui déstabilisent les familles (transmission d’un cadre religieux et moral, protection de l’enfance et de son identité) l’autorité est discréditée face à tous les réseaux sociaux, face aux tensions sociales, aux manques de stimulation intellectuelle et face aux soucis socio-économiques.

Le milieu scolaire ajoute également des risques d’insécurité, de rejet, d’injustice et les nombreuses tensions qui en découlent. On assiste à une socialisation alternative de la violence (drogue ou affiliation islamique).

 Comment construire une identité positive dans un milieu porteur ?

Si la paix provient de la sécurité collective, il faut d’abord assurer une sécurité individuelle (une paix intérieure vis-à-vis de soi et des autres). Gérer le pluralisme par le discernement et le dialogue relire et connecter les écritures (la vie de Jésus, des premiers chrétiens, les homélies).

 Quelles sont les pistes ?

  • Oser la discussion dans un monde pluralisme.
  • Prendre le risque d’une conversion réciproque.
  • Savoir arrêter la violence.
  • Prendre le temps de la conversion du regard.
  • Avoir recours à la justice restauratrice.
  • Assumer la tension véritable du recours à la vérité
  • Provoquer une mémoire collective (faire le deuil d’une histoire).
  • Compréhension et respect du point de vue de l’autre sur le passé et préparer l’avenir ensemble.
  • Redonner un espace à l’espérance.

 Conclusion

La résistance face à la violence ne tient qu’en s’arrimant à la décision de l’espérance, non sur « la conviction que quelque chose va bien se finir mais sur la certitude que cette chose fait sens, peu importe son issue car il s’agit pour l’individu comme pour la société d’un choix en faveur de la liberté » qui résiste au cœur de la contrainte.

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