Les acteurs de la catéchèse et les intervenants en enseignement religieux réfléchissent à la transmission du Credo

Samedi 23 mai 2026, au grand séminaire de Metz, et lundi 8 juin 2026, au Centre missionnaire de Saint-Avold, des intervenants en enseignement religieux (IER), des catéchistes et des accompagnateurs de catéchumènes se sont retrouvés pour une journée de réflexion sur le thème Vivre et transmettre le Credo à l’invitation du Service diocésain de la Catéchèse, du Catéchuménat et de l’Enseignement religieux (SDCCER).


Plus de soixante personnes sont venues à Metz ou à Saint-Avold pour découvrir ensemble comment les articles du Credo peuvent aujourd’hui encore éclairer notre foi. Pour l’occasion, l’Office catéchétique de Metz était présent pour soutenir cette formation.


Le Credo de Nicée, mémoire de la foi

L’abbé Emmanuel Ecker s’est attaché à présenter les deux grands symboles de la foi que sont le Symbole des Apôtres et le Credo de Nicée-Constantinople. Il a ensuite exposé la genèse du Symbole de Nicée dans le contexte du IVe siècle en lien avec le développement de nombreuses hérésies : subordinationisme, docétisme, arianisme…

Il a rappelé aux personnes présentes combien le « Je crois » que nous proclamons est un acte de foi personnel mais aussi ecclésial parce qu’il unit depuis plus de 1700 ans ceux qui se reconnaissent comme appartenant à l’Église du Christ. Le père Loïc Bonisoli a poursuivi cette intervention en précisant que le symbole des Apôtres, texte simple, court établi et transmis par les apôtres devrait être professé au moment du baptême, à Pâques et durant tout le temps pascal. Le Credo de Nicée, plus long, est celui qui devrait être proclamé d’office dans la liturgie du dimanche. Il a particulièrement insisté sur l’importance accordée à la Trinité, sur le lien du Credo avec les Écritures.


Par la suite, les participants, répartis en petits groupes, ont été invités à prendre un temps de réflexion et d’échanges à partir de textes bibliques. Ils ont dû en choisir deux dans une sélection proposée, en rapport avec une personne de la Trinité en particulier. Puis il leur était demandé de déterminer à quels articles du Credo ces textes pouvaient être reliés. Ils ont ensuite tenté de préciser ce qui, dans ces deux textes retenus, renvoyait aux deux autres personnes de la Trinité. Un travail qui a permis, en plus des échanges fructueux, une prise de conscience du lien entre les articles du Credo professé et la Parole de Dieu.


Le Credo, une transmission

L’après-midi, les personnes présentes se sont réparties en groupe de travail, selon leur affinité, portant sur la transmission du Credo en catéchèse ou en enseignement religieux. Elles ont d’abord réfléchi et échangé sur “Comment résonne le Credo dans ma vie de tous les jours ?”.

Les catéchistes et accompagnateurs de catéchumènes ont ensuite travaillé à partir d’articles du Directoire pour la Catéchèse et de leur expérience personnelle. Ils devaient déterminer comment la catéchèse permet aux personnes qu’ils accompagnent de connaître, s’approprier et transmettre le Credo. Les échanges ont été riches et nombreux.



De leur côté, les IER ont eu à rechercher comment l’enseignement religieux permet de découvrir les éléments du Credo. Ils ont pu grâce au travail qui leur était demandé réaliser combien le Credo est au cœur des programmes et comment il est approfondi du CP au CM2.


Catéchistes, accompagnateurs de catéchumènes ou intervenants en enseignement religieux, tous ont compris l’importance de leur rôle pour permettre aux personnes rencontrées de pouvoir dire elles aussi un jour personnellement « Je crois !« .


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