Dixième édition de la Fête de la fraternité à l’hôpital de Mercy
La 10e édition de la Fête de la fraternité s’est tenue lundi 11 mai 2026 dans le hall de l’hôpital Mercy, à Metz. Pendant deux heures, les aumôneries catholique, juivre, musulmane, orthodoxe et protestante ont proposé chants, lectures et musiques aux patients, familles, visiteurs et soignants. Un moment interreligieux, mais surtout humain.

Dans le hall de l’hôpital Mercy, les voix se sont élevés entre les allées et venues des familles et les pauses rapides des soignants. Lundi 11 mai 2026, dans le cadre de la Journée de solidarité, le quotidien hospitalier a pris une autre couleur : celle de la musique, du recueillement et du dialogue. Pour sa 10ᵉ édition, la Fête de la fraternité a réuni les différentes aumôneries du CHR Metz-Thionville autour d’un même message : rappeler que l’hôpital est aussi un lieu de lien.
Une parenthèse interreligieuse au cœur de l’hôpital
Catholiques, musulmans, protestants, orthodoxes et israélites se sont retrouvés dans le hall de Mercy pour proposer chants, lectures, pièces chorales et messages de paix. Une fête ouverte à tous, croyants ou non, pensée comme une parenthèse dans un lieu où l’on vient souvent avec de l’inquiétude, de la fatigue ou de l’attente. Pour Dominique Peljak, directeur général du CHR Metz-Thionville, cette rencontre met en lumière une valeur parfois moins citée que les autres. « On pense toujours à la liberté, à l’égalité. De temps en temps, on oublie ce troisième volet, qui est la fraternité », rappelle-t-il. À l’hôpital public, cette fraternité prend un sens concret : accueillir chacun, quelles que soient ses origines, sa religion ou ses convictions.
Avant le début des animations, les cinq aumôniers se sont réunis dans l’espace interreligieux de l’hôpital pour un temps de prière commune. Un lieu discret, mais symbolique, ouvert à celles et ceux qui souhaitent se recueillir, parler ou simplement respirer quelques instants. Pour Bruno Fiszon, grand rabbin de Metz et de la Moselle, cette fête est devenue « une véritable institution » à Mercy. Elle permet, selon lui, de montrer que les religions peuvent aussi être synonymes de respect, d’espoir et de dialogue.
« Ça me remonte un peu le moral » : une fraternité vécue par les visiteurs
Dans le public, certains découvrent l’événement par hasard. C’est le cas de Samantha, venue attendre un ami aux urgences. Elle ne connaissait pas la Fête de la fraternité, mais s’est arrêtée face aux chants. « Ça me remonte un peu le moral, j’ai un peu moins de stress », confie-t-elle. Son témoignage donne tout son sens à l’événement. Dans un moment personnellement difficile, cette parenthèse lui apporte du réconfort. « Il faut être soudés tous ensemble, quelle que soit la nationalité. Il faut s’aimer, s’entraider, se respecter avant tout », insiste-t-elle.
Texte et photos : Manon Dehus/RCF Jerico Moselle
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