Au « Printemps des religions », les responsables des cultes réfléchissent sur les enjeux de l’intelligence artificielle
Mardi 12 mai 2026, à l’invitation de la municipalité de Metz, une nouvelle édition du Printemps des religions a permis d’entendre les responsables des religions juive, catholique, musulmane, orthodoxe et protestante autour de la question de l’intelligence artificielle.

Le grand salon de l’Hôtel de Ville a fait salle comble pour écouter et retrouver les responsables des religions à Metz autour de cet enjeu d’actualité. Invité par François Grosdidier, maire de Metz, qui a fait une première introduction, les orateurs ont partagé leurs convictions dans un débat consensuel placé sous la direction de l’ancien adjoint en charge des cultes, Patrick Thil.

Les différents leaders religieux ont fait une première intervention, montrant que pour eux, l’IA est un outil au service de l’homme, mais qu’il n’est que le fruit d’apprentissage réalisés grâce à l’intelligence humaine, qu’il n’a ni conscience, ni responsabilité, et ne peut pas faire preuve de compassion. Les dangers et les risques de l’IA ont été soulignés par les uns et les autres, montrant aussi le risque d’en faire une idole, de créer une rupture de transmission et de passer d’une autorité spirituelle à une autorité algorithmique. Au fond, chacun s’accorde sur la nécessité d’une véritable éthique pour mettre l’IA à sa juste place.