Les curés se retrouvent pour une session de partage et de travail
Jeudi 30 avril, en matinée, les curés du diocèse étaient invités par notre évêque, Mgr Philippe Ballot, à se rassembler pour un temps de partage et de fraternité.

Une première partie de la matinée était dédiée au partage des nouvelles de confrères ou d’informations sur la paroisse et le diocèse. Mgr Ballot est notamment revenu sur le sens de la transformation pastorale initiée par la formation Saint-Clément (entre autres), invitant à laisser cette dynamique se déployer dans les paroisses et à l’accompagner. Il a également mis en avant la présence des prêtres dans les EHPAD, soulignant l’attention particulière à porter à ces « pseudo-monastères », où des personnes qui ne se sont pas choisies vivent et prient pourtant ensemble. Tout un écosystème s’y déploie, permettant de rejoindre de nombreuses personnes : résidents, soignants et familles.
La question de l’accompagnement des funérailles a occupé une deuxième partie de la matinée. L’abbé Laurent Picca, délégué pour la pastorale des funérailles et les personnes endeuillées, a présenté une réflexion sur l’accompagnement des défunts dans un contexte qui évolue (plus de 50 % des décès ont lieu dans les hôpitaux aujourd’hui), avec une part des célébrations religieuses qui ont lieu dans des funérariums, et un attrait massif pour la crémation (50 % des décès). Il convient dès lors de trouver toutes les petites occasions pour que l’Évangile soit annoncé au cours de l’accompagnement des familles. Quel impact de la sécularisation dans nos pratiques ? Quel accueil pour les défunts qui auraient demandé l’aide à mourir ? Comment mobiliser les communautés autour des funérailles pour que ce ne soit pas un acte isolé ?
Jusqu’où ouvrir nos célébrations à la sécularisation ? Comment accueillir les familles et préparer une célébration ou même vivre quelque chose à la maison, au cimetière… ? Création d’une chapelle dédiée pour les défunts (et surtout les enfants), des “café-deuil”… autant de pistes que chacun est invité à explorer. L’accompagnement au funérarium ou au crématorium peut également s’accompagner d’une célébration à l’église (autour des 7 ou des 30 jours). Le passage dans ces lieux n’est pas un acte opposé à la foi, mais une démarche plus simple pour des gens qui n’ont pas de lien direct avec la communauté paroissiale.

Une réflexion sur les patronages a également été abordée par les prêtres en fin de matinée, avant qu’un repas fraternel ne vienne conclure cette séquence. L’après-midi, les archiprêtres se sont retrouvés pour continuer à travailler ensemble, notamment autour des visitations pastorales ou de la prochaine année pastorale.