Triduum pascal 2026 à la cathédrale de Metz

Du jeudi saint au jour de la résurrection, nous vous proposons de suivre le Triduum pascal tel qu’il se vivra en la cathédrale Saint-Etienne de Metz.

 

Jeudi saint – Office de la Sainte-Cène

Jeudi 2 avril 2026, s’est ouvert le Triduum pascal, présidé par l’évêque de Metz, Mgr Philippe Ballot, entouré de ses deux vicaires généraux, des chanoines du Chapitre de la cathédrale et de nombreux fidèles.

En ouverture de cette première grande célébration, l’évêque a proposé cette introduction, pour redonner le sens essentiel de l’eucharistie, en cette messe qui fait mémoire de l’institution de l’eucharistie lors du dernier repas de Jésus avec ses disciples :

« Chers frères et sœurs, chers amis, après la très belle célébration eucharistique vécue hier, où les saintes huiles ont été bénies, nous commençons notre Triduum pascal, ces trois jours qui nous font entrer en profondeur dans le cœur de notre foi, le mystère de Dieu qui se rapproche de l’humanité, en prenant cette humanité, en la transfigurant. Jésus meurt et ressuscite. Il est toujours vivant. Ce dernier repas est le moment où il scelle cette alliance définitive. Nous pouvons nous rappeler ces belles expressions du concile Vatican II : l’eucharistie est source et sommet de la vie chrétienne. Nous pensons tout particulièrement à ceux qui, dans nos communautés, sont au service de l’eucharistie, en étant le signe du Christ Pasteur qui se donne : les prêtres. Ils étaient nombreux hier dans cette cathédrale à renouveler leur engagement, à redire leur volonté et leur joie d’être au service de l’Église, des communautés. Nous portons dans notre prière nos quatre séminaristes, les propédeutes et tous ceux qui sentent qu’une question se pose dans leur vie et qu’ils souhaitent pouvoir y répondre comme le Seigneur le veut. L’eucharistie est indissociable de ce dernier geste de Jésus, que je vais refaire dans quelques minutes : laver les pieds de ses disciples, comme le serviteur et l’esclave. L’eucharistie nous invite à vivre l’amour fraternel, en puisant toujours dans sa source : Dieu, qui est amour. »

Écoutez l’homélie de Mgr Philippe Ballot :

Durant la célébration, l’évêque a refait ce geste du lavement des pieds à douze fidèles présents lors de cette messe.

Puis, entouré des chanoines et des vicaires géneraux, l’évêque a célébré l’eucharistie du Jeudi saint.

À l’issue de la célébration, une procession s’est mise en place pour conduire Jésus eucharistie jusqu’à l’autel de la chapelle du Saint-Sacrement, où les fidèles ont pu prendre un temps de prière et d’adoration en cette nuit de l’agonie.

 

Vendredi saint – Office de la Passion

Vendredi saint, dans une ville aux commerces fermés, à la neuvième heure, l’office de la Passion a été célébré en la cathédrale par l’évêque, qui est entré dans une procession silencieuse. Il s’est allongé devant l’autel pour un temps de prière, avant de monter à la cathèdre.

Cet office est particulier car il se compose d’abord d’une liturgie de la Parole, avec la lecture de la Passion dans l’évangile selon saint Jean.

Après celle-ci, l’évêque a donné une brève homélie.

Écoutez l’homélie du Vendredi saint :

Dans un second temps, la liturgie prévoit une grande prière universelle d’intercession, en dix invocations, lue par le chanoine Didier Schweitzer : pour la sainte Église, pour le pape Léon XIV, pour les ministres et les fidèles catholiques, pour les catéchumènes, pour le peuple juif, pour ceux qui croient en Jésus, pour ceux qui ne croient pas en Jésus, pour ceux qui ne croient pas, pour les chefs d’État et responsables publics, pour tous les hommes.

L’assemblée est ensuite invité à la vénération de la croix. Celle-ci est portée en procession dans toute la nef de la cathédrale jusqu’à l’autel, puis les ministres viennent s’incliner devant elle, en guise de respect et de vénération.

Un rite de communion et la bénédiction finale concluent cet office en mémoire de la Passion.

 

Samedi saint – Vigile pascale

Mgr Philippe Ballot a présidé la Vigile pascale en la cathédrale Saint-Étienne, entouré de ses vicaires généraux, du chapitre cathédral, de chanoines d’honneur et du curé de la paroisse Sainte-Ségolène de Metz.

La liturgie s’est ouverte dans le grand silence de la nuit, au fond de la cathédrale, autour du feu nouveau. L’évêque a béni le cierge pascal, qui fut ensuite porté en procession à travers toute la cathédrale jusqu’au chœur.

La Vigile est une grande liturgie, en trois parties : la liturgie de la Parole, au cours de laquelle de nombreuses lectures permettent de reprendre le chemin de l’Alliance de Dieu avec son peuple, de la lecture de la Création au début du livre de la Genèse jusqu’à l’annonce de la Résurrection dans l’évangile de saint Matthieu, en passant par les prophètes (Baruc et Ezéchiel), la libération du peuple hébreu, traversant la mer Rouge à pieds secs.

À l’issue de ces lectures, Mgr Ballot a donné l’homélie.

Écoutez l’homélie de Mgr Philippe Ballot :

La seconde partie de la Vigile concerne la liturgie baptismale, avec l’eau et le renouvellement des promesses du baptême, faite en dialogue entre l’évêque et l’assemblée. Cette année, un catéchumène adulte, Antoine, a reçu les sacrements du baptême, puis de la confirmation.

La troisième partie de la Vigile est la liturgie eucharistique, qui permet de « faire mémoire » du sacrifice du Christ, qui a donné sa vie pour le monde, et de sa résurrection. Antoine, jeune baptisé, a fait sa première communion à l’autel.

Cette grande et belle liturgie fut soutenue par les chants de la Maîtrise, par l’orgue et le renfort d’une trompette. Tout le monde a été remercié chaleureusement à l’issue de la messe, qui s’est achevée par la bénédiction solennelle de Pâques.

 

Dimanche de Pâques – Messe du jour

En ce dimanche de Pâques, Mgr Philippe Ballot étant retenu pour célébrer la messe de la Résurrection avec les chrétiens du diocèse de Verdun (dont il assure l’administration apostolique), c’est l’abbé Olivier Riboulot, vicaire général, qui a présidé la messe solennelle de 10h en la cathédrale Saint-Étienne. Il était entouré de deux chanoines, les abbés Didier Schweitzer et Philippe Bernard-Quintus, de l’abbé Emmanuel Ecker et du diacre Christian Schmitt.

Une grande foule était présente pour célébrer la résurrection du Christ. La liturgie permet d’écouter un extrait des Actes des Apôtres, puis un passage de saint Paul aux Corinthiens, avant l’évangile de la Résurrection en saint Jean. Les disciples Pierre et Jean se rendent au tombeau, mais n’y trouve rien.

L’abbé Riboulot a donné l’homélie, avec notamment une méditation sur le sens de ce signe du tombeau vide : « Le tombeau vide ne prouve rien, il constitue l’espace de la foi. Nous devons alors continuer de croire en la présence de Dieu dans notre vie, même lorsque, peut-être, tout semble s’écrouler. C’est alors, uniquement en faisant le saut de la foi au-dessus du sépulcre vide de nos attentes humaines, que nous pourrons naître à la véritable espérance. Le tombeau vide, c’est l’espace décisif de la foi où retentit toujours aussi vive la promesse du Christ d’être avec son Église, malgré les péchés de ses membres, jusqu’à la fin des temps. Remercions le Seigneur de nous avoir donné la foi qui nous permet de poursuivre ce chemin avec joie et confiance. »

Écoutez l’homélie de l’abbé Olivier Riboulot :

Cette grande liturgie solennelle s’est poursuivie avec le Credo et la prière universelle, avant la liturgie eucharistique. Celle-ci fut soutenue par la Maitrise de la cathédrale et un quatuor de cuivres, sans oublier l’organiste, Thierry Ferré.

La grande foule présente a pu recevoir le pain de vie, avant la bénédiction solennelle de Pâques : « Que Dieu tout-puissant vous bénisse, en ce jour où nous célébrons la solennité de Pâques et, dans sa bonté, qu’il vous protège des assauts du péché. Amen. Il vous régénère pour la vie éternelle par la résurrection de son Fils unique : qu’il vous comble de la vie sans fin. Amen. Ils sont finis, les jours de la passion du Seigneur : vous qui célébrez avec allégresse la fête de Pâques, venez, avec son aide, prendre part en exultant aux fêtes qui s’accomplissent dans la joie de l’éternité. Amen.« 

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