Les religions partagent autour de la fin de vie

Dans le cadre du Printemps des religions, la Mairie de Metz a invité les représentants des cultes présents en Moselle à s’exprimer autour du thème Choisir sa vie, jusqu’au bout ?, en lien avec l’actualité législative sur la fin de la vie.

Après l’accueil du maire de Metz, François Grosdidier, et l’introduction par son adjoint en charge des cultes, Patrick Thill, la soirée du Printemps des religions a permis d’entendre la réflexion et les convictions des différents représentants religieux présents autour de cette question de la fin de vie.

Sans surprise, la tonalité majoritaire des orateurs a rappelé les convergences de toutes les religions monothéistes sur la dignité de la personne humaine, la vie reçue comme un don de Dieu, le refus absolu de donner la mort, l’importance de l’accompagnement familial et sociétal jusqu’au bout, l’enjeu de fraternité et d’engagement de toute la société au service de la vie. Devant la question du suicide, les intervenants ont fait preuve de respect et de non condamnation des personnes qui posent cet acte dramatique… mais soulignant leur opposition au fait de légiférer pour donner le droit à l’intervention d’un tiers pour aider au suicide, de même que de pratiquer l’acte d’euthanasie. La grande majorité a reconnu les qualités d’équilibre de la dernière loi de bioéthique Claeys-Leonetti permettant de donner une réponse à la très grande majorité des cas et au fait de voir se développer en France la possibilité d’unités de soins palliatifs.

Seule position différente fut celle exprimée par le pasteur Pascal Trunck, de l’UEPAL, évoquant les positions opposées au sein des Églises de la Réforme entre les partisans ou les opposants au projet de loi, lui-même à titre personnel penchant plutôt pour le « pour ».

Dans le temps des questions, des personnes de l’assemblée ont exprimé leur souhait de voir cette loi adoptée, comme une réponse possible devant la souffrance vécue par des personnes en longue maladie. Ce débat digne et humble a montré, qu’au delà des principes, l’accompagnement des personnes dans la réalité est toujours au final un appel à la conscience devant ce mystère de la vie, de la souffrance et de la dignité.

Partager