La transformation au menu d’une rencontre du MCC

Mercredi 27 novembre 2019, le secteur Moselle du Mouvement chrétien des cadres et dirigeants (MCC) a proposé une soirée débat sur le thème La transformation : choix ou nécessité.

Cette soirée a rassemblé un peu plus de 65 personnes dans la salle Saint-Jean-Baptiste du séminaire de Metz, honorées par la présence du vicaire général du diocèse de Metz, l’abbé Sébastien Klam. Toutes les équipes MCC de la Moselle étaient représentées.

Les quatre intervenants, cadres dirigeants d’horizons divers, ont d’abord dit pourquoi il y avait nécessité, dans le monde de l’entreprise actuelle, de prévoir la transformation, afin de ne pas se couper notamment de ses clients.

Le directeur de Charal a signalé que la consommation de viande diminue chaque année depuis dix ans et qu’il est donc nécessaire de s’attacher à la qualité, de réduire le packaging et de le rendre recyclable pour répondre à la demande des citoyens. Il a précisé que ce travail ne peut se faire sans le savoir-faire de tous les collaborateurs. La qualité de l’encadrement et de la formation est donc primordiale.

L’ingénieur-chimiste, responsable qualité et assurance des laboratoires Lehning est sans cesse en travail de recherche pour que les plantes de nos champs puissent livrer, tant aux êtres humains qu’aux animaux, leur meilleur pour assurer à tous le bien-être. Cela ne peut se réaliser que si toute l’entreprise travaille dans ce sens, d’où l’idée d’un projet commun « Cap Transformation » où chaque collaborateur est invité à prendre part.

Le product-manager de la BPCE nous indique qu’il n’y a plus que 12% des clients en France qui se rendent en agence et qu’il est donc vital pour cette banque de s’appuyer sur les nouvelles technologies, la digitalisation, principalement, pour à la fois trouver des nouveaux clients et surtout fidéliser les clients existants. L’accompagnement du repositionnement des collaborateurs est une priorité tout autant que le management des équipes pour ne pas « user » le personnel et le faire adhérer aux changements.

L’ingénieur conception, conformité et maintenance de Cargolux, confronté à des marges faibles de son entreprise, dû à la spécificité du transport aérien, a précisé qu’il devait tout mettre en œuvre pour diminuer certains coûts, principalement le kérosène, mais également répondre aux enjeux climatiques et l’hostilité actuelle à l’égard de ce mode de transport.

La deuxième partie de la soirée, consacrée aux questions-réponses avec la salle, a permis aux intervenants de préciser certains de leurs propos, notamment en ce qui concerne l’attention aux collaborateurs, la volonté ou non des actionnaires d’accepter le développement et les transformations mais également de s’exprimer sur : « Est-il possible de se dire chrétien lorsqu’on est dans l’entreprise ? » Chacun s’accorde à dire que ce n’est pas l’affichage qui est primordial mais plutôt le fait de vivre à la fois en citoyen et chrétien responsable.

Comme pour une soirée d’équipe MCC, les participants ont terminé par ce que le pape François dit dans son Exhortation Apostolique Evangeli Gaudium (La joie de l’Évangile n°227) : « Le Temps est supérieur à l’Espace. Ce principe permet de travailler à long terme, sans être obsédé par les résultats immédiats. Il aide à supporter les situations difficiles et adverses ou les changements de plan qui imposent le dynamisme de la réalité. Il est une invitation à assumer la tension entre plénitude et limite, en accordant la priorité au Temps. Tandis que donner la priorité à l’Espace conduit à devenir fou pour tout résoudre dans le moment présent, pour tenter de prendre possession de tous les Espaces de pouvoir et d’auto-affirmation« .

La fin de soirée s’est poursuivie par un temps de convivialité et d’amitié où chacun a pu échanger sur ce qui le fait vivre.