La fin de vie : Où en sommes-nous ?

Les participants sont venus nombreux ce samedi 16 mars à Metz, pour une journée de formation à l’appel du Service Santé Handicap du diocèse de Metz. A travers le thème de la fin de vie, les intervenants ont tous souligné l’importance d’accompagner la vie jusqu’au bout.

Durant la matinée, le docteur Jean François Villard a rappelé le cadre de la loi Leonetti – Clays, qui donne droit à une sédation profonde et continue. Ces moyens médicamenteux sont administrés avec beaucoup de précautions et de discussions au sein d’équipes pluridisciplinaires, dans le cadre d’une souffrance réfractaire à tout traitement. Ceci toujours en accord avec la décision du patient conscient, et ce pour les patients qui ne sont plus conscients.

Le cadre législatif actuel pose la question de l’obstination déraisonnable et donne droit aux patients de refuser tout traitement après information des conséquences. Le docteur Villard a également parlé de la personne de confiance et des directives anticipées qui s’imposent au médecin pour toute décision sauf en cas d’urgence vitale.

Mme Cristelle Gimondo-Ortega, psychologue en service de soins palliatifs de l’hôpital d’Hayange, a souligné l’importance de l’écoute dans l’accompagnement des personnes et de leurs proches : quelle est la demande exprimée, quelles sont les émotions qui surgissent, qui souffre ? Elle a insisté sur le fait de s’adapter au rythme du patient pour l’aider à vivre chacun de ces derniers instants.

Durant l’après-midi, Mme Juliette Martinez-Almoyna a présenté le fruit de son mémoire de sage-femme consacré à l’accompagnement en soins palliatifs dès la naissance. Les soignants qu’elle a interrogés ont souligné leur impuissance face à la douleur des familles, et le fait que ce sujet est encore tabou dans les équipes de maternité. La douleur est d’autant plus forte qu’elle est brutale, et les soignants ont observé l’importance des traces mémorielles pour aider les familles à vivre leur deuil (une photo, une empreinte de main …). Son intervention a été suivie d’échanges avec les participants, qui ont souligné la grande qualité des interventions. L’après-midi s’est conclue par un intermède musical et la célébration de l’eucharistie.