Revue de presse du 8 février

Au sommaire : le pape François sur le carême (et d’autres choses), le carême et ses recettes (pas miraculeuses) pour bien le vivre, les lois de bioéthique, et quelques brèves…

On commence avec le Message du pape pour le carême

« À cause de l’ampleur du mal, la charité de la plupart des hommes se refroidira » ! Une phrase tirée de l’évangile selon St Matthieu (Mt 24,12) et qui sert de thème pour le message adressé par le pape François aux catholiques cette année pour le carême. Un texte à retrouver sur le site internet du Vatican, ou sur celui de La Croix, qui en donne également un commentaire. Vaticannews détaille ce qui pourrait éteindre l’amour en nous, comme l’avidité de l’argent qui s’accompagne du refus de Dieu et débouche ensuite sur le rejet de tout ce qui nous menace dans nos certitudes, à savoir « l’enfant à naître, la personne âgée malade, l’hôte de passage, l’étranger, mais aussi le prochain qui ne correspond pas à nos attentes » dit le pape en voyant aussi les conséquences écologiques de ce repli sur soi. Pour contrer ce mouvement, il rappelle que l’Église, « mère et éducatrice », offre durant ce temps de Carême et de montée vers Pâques, le « remède parfois amer de la vérité, le doux remède de la prière, de l’aumône et du jeûne ». Un message fort, qui dérange, et c’est tant mieux !

Le pape qui d’ailleurs saluait ce mercredi, lors de l’audience publique, la trêve entre les deux Corées pour les JO en souhaitant « que ces jeux olympiques soient une grande célébration de l’amitié et du sport ! » Et pour finir sur l’actualité papale, dimanche dernier, François lançait pour le 23 février prochain une journée de prière pour la paix, invitant chacun à s’engager personnellement : « Je lance un appel sincère pour que chacun de nous, dans sa propre conscience, face à Dieu, se demande  : Que puis-je faire pour la paix ? » .

Mercredi prochain, le carême commence. L’occasion de rappeler son sens aux chrétiens.

Christophe André, dans les pages spiritualité de La Vie (p. 69-71), nous invite à nous dépouiller « pour se rapprocher de l’essentiel », en visant la manière dont la société nous rend narcissiques et centrés sur nous-même. Le carême, écrit-il, est ainsi l’occasion pour les chrétiens « de prendre conscience de leurs petits et grandes dépendances qui les détournent des choses plus fondamentales ». Pile poil raccord avec le pape !

Dans Famille Chrétienne, c’est Luc Adrian qui nous invite à ne pas trop vite tourner la PAJ (Prière, Aumône, Jeûne) du carême (p.20), mais à essayer de viser au cœur de ce qui fait notre péché. Il décline les sept péchés capitaux, et les remèdes à ces péchés. Pour la paresse par exemple, il propose la vertu de persévérance qui se met en œuvre dans la fidélité quotidienne au devoir d’état et à la prière, même si elle est pauvre, nous explique-il. Neuf pages à dévorer (sans gourmandise) et à pratiquer…

Les questions bioéthiques ne sont pas absentes de l’actualité…

En témoigne l’édito de Jean-Pierre Denis dans le magazine de La Vie de cette semaine, qui est, comme souvent, un modèle de concision. Il réfléchit aux lois de bioéthique et leur extension à l’euthanasie. Dans ce cadre, il nous propose d’entrer dans l’exemplarité et la charité qui seules permettent de justifier une position, plutôt que de s’arcbouter sur des principes que la société, et même des chrétiens pratiquants, ne reconnaissent plus.

Un exemple sur KTO, avec le film « Gaspard, soldat de l’amour ». 90 minutes pour découvrir l’histoire de ce petit garçon, mort à 3 ans et demi après avoir souffert d’une maladie incurable. Dans la lignée du livre « Deux petits pas sur le sable mouillé », on découvre le témoignage d’une famille, de ceux qui l’ont entourée, et qui partagent leur foi et leur espérance. C’est vraiment très touchant… et le bel exemple du sens d’une vie donnée par un enfant qui n’a jamais parlé ou marché… A voir !

Dans le même domaine toujours, sur le site internet de La Vie, un reportage auprès du Dr Alain de Broca qui anime des ateliers de réflexion sur les questions de bioéthique en Picardie… Ou encore le communiqué des évêques de France qui pose la question « quel monde voulons-nous » ? A lire pour découvrir le sens de l’engagement des chrétiens : « Au nom de l’amour désintéressé de l’Église pour tout être humain, les évêques proposent aux catholiques, ainsi qu’à tous les hommes et femmes de bonne volonté, d’apporter leurs contributions par leurs réflexions et leurs témoignages. »

En Bref :

  • Le bonheur vu du Bhoutan : un article de la Revue Projet (la revue du Ceras, le centre d’études jésuite autour de la Doctrine Sociale de l’Eglise) nous interroge sur le BNB, le Bonheur National Brut, un indicateur né au Bhoutan, petit pays coincé entre la Chine et l’Inde avec ses 750.000 habitants. On y découvre notamment l’importance de l’héritage culturel… A lire et à redécouvrir au moment de se préparer à entrer dans le carême.
  • La méditation du jour, enfin d’il y a quelques jours, est partagée par Koz, le blogueur, sur le site du Samaritain. Une réflexion sur l’engagement en Eglise, sous forme de l’histoire d’un homme qui veut quitter la communauté chrétienne à cause de tout un tas de comportement des gens et à qui son curé demande de faire le tour de l’église, le bâtiment, avec un verre d’eau plein… je vous laisse découvrir la suite…
  • On a commencé avec le pape, on termine avec son prédécesseur, Benoît XVI, qui il y a 5 ans, le 11 février 2012, déposait sa renonciation. Le pape émérite  a écrit une courte lettre au journal italien « corriere della serra », dans laquelle il reconnaît que ses forces baissent et qu’il est en pèlerinage vers la maison du Père. L’intégralité du texte, court, est à lire sur le site d’Aleteia qui nous partage également la manière dont le pape vit au monastère Mater Ecclesiae, dans les jardins du Vatican.