Revue de presse du 11 janvier

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Une fois n’est pas coutume, on commence en citant le président de la République : « Il serait mortel de comprimer les aspirations religieuses de l’âme humaine. Dès lors qu’il aura dans l’ordre social réalisé la justice, l’homme s’apercevra qu’il lui reste un vide immense à remplir ». Cette citation de Jean Jaurès illustre bien l’apport des religions au monde, même si elle tend à minimiser l’engagement des chrétiens ou des croyants dans le monde. Cette citation de Jaurès a été reprise par le président Macron jeudi dernier lors des vœux aux religieux. Un discours à lire sur le site de l’Elysée, et où le président continue son propos en disant : « Vous avez votre part de responsabilité dans ce vide immense à remplir, nous avons notre part de responsabilité dans la reconnaissance de votre rôle et la possibilité offerte de traduire justement cette action avec confiance et bienveillant ». Et le président de citer le 70ème anniversaire de « la mort du père Franz Stock qui fit tant pour le rapprochement entre Français et Allemands ».

Jean-Claude Guillebaud, en page 6 de La Vie de cette semaine, affirme que ce message dénote une « vision courageuse » de la laïcité. Loup Besmond de Senneville cite pour sa part le pasteur Clavairoly dans la Croix : « les responsables religieux français ont perçu une attention à la question spirituelle et religieuse comme jamais nous ne l’avions sentie ».

Un dossier de la laïcité qui ressemble beaucoup à un serpent de mer. En effet, des ministres ont tenté de l’aborder, de façon plus ou moins heureuse, enfin surtout maladroite comme le relève encore le journal la Croix dans son édition de mercredi en reprenant quelques formules de Marlène Schiappa, la secrétaire d’état chargée de l’égalité homme-femme, il ne faudrait pas croire que ce combat est purement français.  Le père Eric de Beuckelaer, prêtre du diocèse de Liège, et chroniqueur pour « La libre Belgique » propose lui aussi dans un éditorial réfléchir sur la place de la religion dans la société. « Notre société guérit les corps. Mais qu’en est-il du cri des âmes ? » s’interroge-t-il, avant de souligner les forts taux de suicide et de consommation d’anxiolytiques en Belgique (et on pourrait en dire de même en France !) Partant du piège qu’est la liberté, décrétée comme valeur universelle, il montre que celui qui s’adonne aux drogues par exemple n’est que très peu libre… En revanche, si « La liberté ne se décrète pas. Elle se construit. Tel est le sens du « convertis-toi » que lance le Christ à ses interlocuteurs » ajoute-t-il avant de finir par ces mots que le président Macron aurait pu dire : « Privatiser la quête spirituelle, c’est priver une société du supplément d’âme, qui oxygène la recherche de sens de ses membres. »

Changement de sujet avec le retour du Notre Père : C’est le pape François qui publie un livre sur le Notre Père. « Le Notre Père me donne de la sécurité. Je commencerai par cela : il me donne de la sécurité, je ne me sens pas déraciné, je ne me sens pas orphelin. J’ai un père, un papa (…) devant lequel j’ai le sentiment d’être encore un enfant, car Lui est grand, il est Dieu et le Christ nous a demandé d’être comme des enfants ». Un livre issu d’entretiens du pape avec un jeune aumônier de prison italien, le père Marco Pozza. Outre le fait qu’on y découvre la spiritualité du pape, on y apprend aussi qu’il lui arrive de s’endormir en priant… Je pense que nous sommes nombreux à nous sentir moins seuls du coup.

Et puis, tant que je parle du pape, je vous invite à lire l’article de Famille Chrétienne sur les évêques nommés par ce dernier. A la question de savoir s’ils ont une fibre plus sociale que leurs prédécesseurs, la réponse semble être non… mais l’effet générationnel (ils sont majoritairement de la génération Jean-Paul II avec son corolaire de la Nouvelle évangélisation) peut lui jouer. Un article à lire pour mieux découvrir et comprendre l’Eglise de France…

Et pour finir une info insolite : L’été prochain, l’équipe de Fly Jesus va lancer quatre pilotes à l’assaut des cieux britanniques avec pour mission de tracter ce slogan au-dessus des foules : Jesus loves every 1 of us ! Selon les calculs de l’équipe de Fly Jesus, la moitié des Britanniques devraient voir passer la banderole « Jésus aime chacun d’entre nous », soit 30 millions de sujets de sa Grâcieuse Majesté ! Merci à Aleteia de partager cette bonne nouvelle ! Seule condition pour cette opération : que les cieux, c’est-à-dire aussi le temps, soit clément !