Editos

La confirmation : A quoi bon ?

Pourquoi ai-je demandé la confirmation à 48 ans alors que je vais régulièrement à l’église, que j’ai grandi avec la pastorale des jeunes, et fait partie de groupes de réflexion chrétienne ?

Je me sens une enfant gâtée du Saint Esprit. Quand j’étais jeune, je me disais que je ferais ma confirmation lorsque je serais plus croyante et que je me sentirais appartenir à l’Eglise. C’est au sein d’une fraternité jeune que je me suis sentie chez moi en Eglise pour la première fois. Tout de suite, on m’a demandé de me mettre au service. Cette demande m’a fait me sentir utile et a renforcé mon appartenance au groupe.

Plus je me suis mise au service, plus j’ai reçu de cadeaux, des talents qui se développent sans qu’on s’en aperçoive, à condition de prier, d’être patient et de faire avec d’autres.

Jamais je ne me serais crue capable de parler de l’Évangile aux plus jeunes, c’était réservé aux dames caté de mon enfance comme ma chère grand-mère. L’Esprit m’a envoyée, m’a aidée à trouver les mots. Ce premier service en paroisse a entrainé le suivant, accompagner un groupe d’enfants vers la première communion.

Parler de foi à des jeunes de 13 à 15 ans en route vers la profession de foi et la confirmation fut le défi suivant : difficile de les aider à choisir leur propre voie, à expérimenter leur choix de croire ou de ne pas croire ! L’Esprit a soufflé récemment, à Lourdes, au Pèlerinage diocésain des jeunes. Je crois que la majorité des jeunes du groupe y allait à reculons. Peu à peu, on les a sentis de plus en plus heureux de se connaître et de partager. Plusieurs jeunes veulent revenir l’an prochain !

Demander la confirmation me permet donc aujourd’hui de relire ma vie et de témoigner. Je sais qu’accepter les propositions de l’Eglise et de mes compagnons me rendront toujours plus heureuse.

Pascale Hennequin


Le sens de la présentation des dons pendant la messe

Rappelons que la sainte messe est constituée de deux grandes tables : la table de la parole et la table eucharistique. Au cours de l’offertoire – présentation des dons – au début de la liturgie eucharistique, le prêtre offre à Dieu le pain et le vin qui seront consacrés, et éventuellement d’autres dons et des quêtes destinés aux besoins matériels de l’Église et des pauvres. À ce moment de la célébration, les fidèles sont invités à tourner leur regard vers l’autel. Alors le prêtre célébrant présente à Dieu le pain et le vin ; les deux sont nécessaires au sacrifice du Christ. Le pain est le symbole de toute nourriture ; en l’offrant à Dieu, nous le remercions de pourvoir à notre subsistance. Le vin, quant à lui, est un don excellent annoncé par Isaïe pour le festin que le Seigneur prépare à tous les peuples (Is 25, 6). Le Christ promet lui aussi le vin nouveau que ses disciples boiront dans le Royaume de son Père.

Pourquoi la quête intervient-elle à ce moment de la messe ? Autrefois, pour refaire les gestes de la Cène en mémoire du Christ, les fidèles apportaient de chez eux du pain et du vin permettant de célébrer l’eucharistie dans leurs communautés. Progressivement, ces offrandes en nature se sont transformées en argent. Elle n’est pas une sorte d’impôt, mais le gage de l’amour fraternel et de notre participation à la vie matérielle de l’Eglise, participation que sollicitait déjà Saint Paul auprès des Eglises qu’il visitait (1 Co 16, 1). La quête s’insère donc dans le geste de la présentation des dons.

En réalité, l’offrande que nous donnons à la messe sous forme d’un billet de banque ou d’une pièce est lourde de symboles. En effet, cette offrande représente le fruit de notre travail, de notre activité et même de notre engagement. Spirituellement, cette offrande vise à nous associer à l’offrande suprême consentie par le Christ sur la croix, offrande signifiée par le partage du pain et du vin, symboles de son corps et de son sang. En un mot il s’agit d’offrir au Seigneur ce que nous sommes et ce que nous avons à l’image de la veuve de l’évangile .Voyant ce qu’elle avait mis dans la quête, Jésus affirme : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le tronc plus que tout le monde. Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a tout donné, tout ce qu’elle avait pour vivre. » (Mc 12, 44)

Pierre-Claver Edoh


Le mois de Mai, le mois de Marie…

Durant le mois de mai, l’Église nous invite à prier plus particulièrement la sainte Vierge Marie puisque ce mois lui est consacré. Tous les mois de l’année sont généralement consacrés au Christ, à saint Joseph et ou à la sainte Vierge Marie. Ainsi nous avons le mois de juin qui est celui du Sacré-Cœur. Plus près de nous, le mois de Mars est celui de St Joseph.

La dévotion du mois de Mai est très ancienne. Elle est le fruit de plusieurs formes de dévotions apparues au cours des siècles. Ainsi, au 16ème siècle, saint Philippe Néri réunissait des enfants pour décorer un autel à la Vierge. Puis ils demandaient à la Vierge de les aider à pratiquer une vertu chaque jour pendant le mois. Sous l’influence des jésuites, les familles avaient pris cette habitude durant le mois de mai.

Pourquoi prier Marie ? N’est-ce pas logique de se tourner vers notre unique sauveur, Jésus Christ ? Laissons saint Jean Paul II répondre à nos questions ; pour Lui « la Vierge appartient au plan de salut par la volonté du Père. Chaque intervention de Marie dans la régénération des fidèles ne se met pas en concurrence avec le Christ mais dérive de lui et est à son service ». Ainsi l’action de Marie sert toujours son fils et nous conduit à lui. Les règles de discernement pour une saine dévotion à la sainte Vierge sont un amour grandissant pour le Christ et nos frères, ainsi qu’un amour et une docilité envers l’Église et ses pasteurs. Ces critères doivent nous aider à discerner si notre dévotion est évangélique ou pas.

Les fruits de cette dévotion ne pourraient être résumés dans cet édito mais je vous renvoie à la longue liste des saints connus et inconnus : leur vie et leurs œuvres manifestent la fécondité de la dévotion au rosaire, signe de notre amour particulier pour la sainte Vierge. Pour rappel, on peut citer la vie de nombreux témoins tels que saint Jean Paul II, sainte mère Teresa, sainte Thérèse et bien d’autre encore.

Durant ce mois et pour toute notre vie, redisons à l’exemple de nombreux saints : Totus Tuus Maria. Ainsi par l’intercession de Marie et par son exemple, nous pourrons parvenir « à la docilité à l’Esprit Saint et à la transformation de soi selon l’image du Christ ».

Nivan Rakotondrazafy

 


Baptême pour 16 enfants : quelle joie de les accueillir !

En ce temps pascal, le grand jour du baptême est arrivé pour : Améliah, Joséphine, Léane, Léa, Antoine, Elise, Kris et Lyne-Aurélie, Zack et Zoé, Mathéo et Liam, Dylan et Jimmy, Teddy et Dayan.

Le Père Dieudonné, Geneviève et moi-même, nous avons accompagné les enfants et leurs familles dans leurs cheminements vers le baptême. Faire découvrir le Christ Jésus est toujours une grande joie ! Les enfants ont découvert que Dieu les aime, que Jésus est, et sera, toujours là pour eux… Ils ont dit « Oui à Jésus ». Ils purent goûter à la Parole de Dieu. Elle peut les guider et les éclairer, cela tout au long de leur vie.

Six rencontres, trois étapes vers le baptême ne suffisent pas à tout découvrir de leur « mission de baptisé » mais ils ont compris qu’en tant qu’enfants de Dieu, frères ou sœurs de Jésus, ils vont vivre autrement ! Ils ont en eux, et avec eux, le Christ ! Ils auront à témoigner et à vivre de sa Parole et de son Amour. Leurs familles, parents, parrains et marraines et nous, cette assemblée, nous avons tous un rôle à jouer, celui de soutenir et nourrir la foi des enfants.

Avec les aléas de la vie, certains parents choisissent d’attendre, ils ne baptisent plus leurs enfants quand ils sont bébés. Un jour, le désir de baptême se présente, parfois à l’initiative de l’enfant lui-même… Le baptême peut être demandé à tout âge : enfant, adolescent ou adulte.

Quand dans les familles s’exprime ce désir de baptême pour un enfant scolarisé :

  • la demande de baptême peut passer par l’intervenante en religion de sa classe, à la rentrée ou en cours d’année scolaire, ou par un prêtre à l’issue des célébrations.
  • Les parents peuvent prendre contact au presbytère de Sainte Jeanne d’Arc, c’est là qu’est proposée une permanence de l’équipe baptême tous les jeudis.
  • Béatrice Déom, membre de l’équipe baptême, en responsabilité du cheminement vers le Baptême des enfants d’âge scolaire, peut être contactée directement au 03 87 69 13 35.

L’enfant a le désir de faire sa première communion avec ses copains et ses copines, il n’est pas baptisé, il souhaite également le baptême :

  • Lors de l’inscription à la première communion, en début d’année scolaire de CM1, les parents signalent que leur enfant n’est pas baptisé et font aussi la demande de baptême à l’équipe de première communion. Il suivra alors parallèlement, deux préparations aux sacrements. La fratrie est prise en compte, avec la proposition de l’éveil à la foi et un cheminement personnalisé vers le baptême.
  • Une meilleure option : quand c’est possible ou prévisible, l’enfant s’inscrit pour la préparation au baptême en CE2, puis l’année suivante en CM1, à la préparation à la communion.

Béatrice Déom


L’avenir du diocèse : au-delà d’une restructuration, une conversion

Des changements en perspective : pourquoi ?

  • L’Eglise doit s’adapter aux contraintes inhérentes aux changements de notre monde.
  • Contraintes d’effectifs, avec un nombre de prêtres en diminution.
  • Contraintes géographiques, et en particulier le découpage inadapté de nos archiprêtrés.
  • Evolution des modes de vie et de pensée.
  • Contraintes légales (concordat) et financières, qui sont à prendre en considération dans tout projet de restructuration.

Mais avant tout,  l’objectif est de mieux servir le Christ et sa mission dans le monde. Comme annoncé dans la lettre pastorale de notre évêque, il s’agit de resserrer les liens entre les différents acteurs pastoraux, prêtres, diacres et laïcs, jeunes et moins jeunes, et de travailler ensemble, de construire ensemble. Que chacun trouve sa place, et puisse apporter son charisme, ses compétences. Il s’agit bien d’une véritable conversion, centrée sur l’amour et la confiance. Un élan missionnaire.

L’Eglise est vivante, elle bouge :

Le projet pastoral diocésain de l’an 2000 a été notre dernière adaptation importante, avec l’organisation des communautés de paroisses et la mise en place des EAP.

Le projet actuel  a pour support un redécoupage des archiprêtrés qui deviennent plus gérables, et tiennent compte de la cohérence territoriale : ils permettront une meilleure coordination entre les communautés de paroisses au sein d’un même archiprêtré.

L’essentiel de la mission est décliné en 7 charges, constituées en « offices », qui seront coordonnés au niveau d’une équipe d’animation d’archiprêtré.

  • – La pastorale de l’initiation chrétienne
  • – La pastorale des jeunes et des vocations
  • – La pastorale des familles
  • – La diaconie
  • – La pastorale de la santé et des personnes handicapées
  • – La formation
  • – Le dialogue et l’ouverture au monde.

Ce projet a été mûri avec le concours de tous les acteurs pastoraux, de manière synodale:

  • – Un questionnaire a été adressé à tous les acteurs pastoraux en décembre 2016. Les remontées de ce questionnaire, et une esquisse du projet, ont été travaillés en février 2017, lors d’un premier congrès qui réunissait le Conseil Presbytéral, le Conseil Pastoral Diocésain, le Conseil épiscopal, et la Conférence des Archiprêtres.
  • – Toutes ces instances ont également pu, à plusieurs reprises, donner leur avis sur le sujet, individuellement ou lors de réunions communes.
  • – Ce samedi 14 avril 2018, Monseigneur Lagleize réunira à nouveau ces conseils en congrès solennel, afin de voter le texte du projet de restructuration du diocèse.

François Lavigne


Vous priez comment ?

Franchement, comment priez-vous ? De quelle manière ? Avec des psaumes, comme les moines, avec le chapelet, avec l’évangile, un texte biblique, dans la nature en admirant la création ? Ou comme vous l’avez appris lors de votre enfance, en récitant vos prières (y compris la prière à l’ange gardien) ? Et je suis sûr d’en oublier encore.

Si je vous pose la question, c’est parce qu’à travers différentes discussions, je me rends compte de la difficulté qui émerge de la prière. On fait comme on a toujours fait, et un jour, “ça ne marche plus”. On ne vit plus les choses comme avant. Et on est perdu !

De nombreuses personnes font cette expérience, parfois douloureusement. D’autres se replongent dans la prière, mais sans trop savoir comment s’y prendre. Alors on copie ce qu’on connaît, ce qu’on a appris petit, et parfois, on a l’impression que ça ne colle plus.

La prière n’est rien d’autre qu’une rencontre avec Dieu. Avec une personne vivante. Et donc, comme toute rencontre, elle peut se décliner de diverses manières : la discussion qui fait grandir, le dialogue amoureux, le face à face en silence, le compagnonage, la dissension virile quand il nous semble qu’il y a un problème…

Imaginer que la prière puisse être la même toute une vie, c’est comme rêver que dans un couple les relations ne changent pas… Ceux qui sont mariés le savent mieux que moi, on s’adapte à l’autre, on évolue avec l’âge. Et pour notre prière, il en va de même. Elle se transforme (et nous transforme) en fonction de ce qui se passe dans nos vies, de Celui qui passe dans nos existences.

Voilà pourquoi il nous est nécessaire de remettre toujours l’ouvrage sur le métier.  « Mettez-vous à mon école car je suis doux et humble de coeur », nous dit Jésus dans l’évangile selon St Matthieu (Mt 11,29). Voilà pourquoi nous vous invitons dimanche prochain, pour la deuxième édition de l’école de prière. Pour découvrir, pour grandir, pour progresser dans votre relation à Dieu.

Stéphane Jourdain, curé

 (Plus d’informations sur l’école de prière ici)


‘‘Maintenant notre marche prend fin, devant les portes de Jérusalem’’

Cette fin n’est pas un arrêt ou un aboutissement, mais le point de départ d’un nouvel élan dans la foi et l’espérance. La résurrection du Christ met fin à la douleur, à la peur et au désespoir de ses disciples. Un événement que ces derniers célèbrent dans la joie et qui les engage désormais dans la dynamique du témoignage de ce qu’ils ont vu et entendu.

Nous aussi, après avoir franchi les marches des  « cinq escaliers du temps de carême », nous voici à Pâques. Nous voici au sommet, à la rencontre du Seigneur qui nous a appelés à ce cheminement spirituel.

Ils sont finis, les quarante jours d’entraînement au combat spirituel à la suite de Jésus.

Désormais, bien outillés avec le Christ ressuscité, nous entamons une nouvelle existence dans la dynamique du témoignage de la joie, du bonheur à cause du salut qu’il nous a obtenu.

Avec lui et en lui, l’ordre du monde définitif a déjà commencé. Par sa résurrection d’entre les morts, il a ouvert une brèche vers la vie que personne ne pourra refermer. La mort n’est plus un mur contre lequel se brise toute espérance humaine. Elle est devenue un pont vers l’éternité. Nous sommes donc invités à porter cette Bonne Nouvelle à toute l’humanité ; c’est-à-dire à faire comprendre à tous nos frères et sœurs du monde entier que le Christ est mort et ressuscité pour eux.

De ce côté transpercé et ouvert sur la croix, coule son amour et sa miséricorde qui tendent à se répandre et à atteindre toutes les créatures.

La résurrection de Jésus signifie que l’amour de Dieu est plus fort que le mal. Et cet amour peut transformer notre vie à tous en faisant fleurir les zones de désert qui sont dans nos cœurs.

Voilà ce qu’est la Pâque : un exode ou un passage de l’homme, de l’esclavage du péché, du mal à la liberté de l’amour, du bien. Dieu est vie, et sa gloire, c’est de voir l’homme vivant (cf. Irénée, Adversus haereses, 4, 20, 5-7).

Laissons-nous donc renouveler par la miséricorde de Dieu. Laissons la puissance d’amour de Jésus transformer notre vie ; et devenons des instruments ou des canaux de cette miséricorde à travers lesquels Dieu peut passer pour irriguer l’humanité et faire fleurir la justice et la paix dans le monde.

                                    Abbé Dieudonné W. TALAKAENA


« Oasis d’amour »

Non, ce n’est ni le titre d’un roman ni celui d’un film, mais le nom d’une association dont nous a parlé un journal télévisé de 20 heures la semaine dernière. Elle vient en aide à des malades mentaux au Bénin sous l’impulsion d’un homme extraordinaire qui redonne le goût de vivre à ces exclus de la société. Ce reportage ne pouvait que donner du baume au cœur à ceux qui l’ont regardé.

Alors pourquoi ne retiendrions-nous de l’actualité que les aspects négatifs (guerres, agressions, accidents, violences de toutes sortes) ? Et lorsque nous rencontrons nos amis ou nos voisins, n’avons-nous pas tendance à déplorer l’évolution de notre monde ? Bien sûr, il est vrai que notre société perd beaucoup de ses repères, mais comment réagissons-nous ? Trop souvent, nous disons que nous n’y pouvons rien. Mais, si nous y réfléchissons, il y a des choses que nous pouvons faire évoluer, même à un niveau très modeste, pour que le monde qui nous entoure soit plus agréable à vivre. Nous pouvons peut-être nous engager dans le milieu associatif, syndical ou politique, ou au niveau paroissial, selon nos possibilités.

Et si cet engagement correspondait à un appel de Dieu ? Certes, tout le monde n’est pas appelé à agir dans le même domaine, mais un chrétien peut-il rester les bras croisés face à ce monde ?

L’actualité diffusée par les media nous fait part d’événements dramatiques de toutes sortes, mais si nous y prêtons attention, elle nous ouvre aussi les yeux sur de belles actions comme celle du Bénin. Peut-être serions-nous tentés de dire que cela se passe loin de chez nous, mais à Metz la presse régionale a parlé d’une association qui se charge de venir en aide aux personnes ayant des difficultés pour effectuer des démarches administratives, ou d’enfants s’investissant dans la lutte contre le gaspillage.

Il ne s’agit pas d’être naïf, nous vivons dans un monde violent. Mais c’était déjà vrai à l’époque de Jésus et Il nous a montré la voie en venant à l’aide des exclus de la société où Il vivait.

En ce temps de Carême, prions pour que nous sachions retrouver l’espérance que nous donne le Christ ressuscité et vainqueur du mal le jour de Pâques !

Marc Boulier

 


La prière universelle

La prière universelle (PU) est une manifestation importante de la participation active des fidèles à la liturgie qui exprime « la nature ecclésiale de la célébration » (Présentation Générale du Missel Romain §19, PGMR).

Attestée dès le IIe siècle, la PU prend sa source dans une recommandation de Saint Paul :

« Je recommande […] que l’on fasse des demandes, des prières, des supplications, des actions de grâce pour tous les hommes, pour les rois et tous ceux qui détiennent l’autorité, afin que nous menions une vie calme et paisible en toute piété et dignité. » (1 Tm 2, 1-2)

Disparue au cours du Moyen Âge et absente de la liturgie fixée par le Concile de Trente, la PU fut rétablie par le Concile Vatican II (constitution Sacrosanctum Concilium II §53) ; elle est, depuis lors, objet d’une attention constante (en témoigne le guide spécifique publié en 2009 par la Conférence des évêques de France).

La PU, dite aussi « prière des fidèles », clôture la liturgie de la Parole dont elle est partie intégrante : c’est pourquoi elle est lue depuis l’ambon. Le prêtre dirige la prière : il l’introduit par une monition ou invitation à prier, il la conclut par une oraison synthétique.

La PGMR, au numéro 70, fixe les grands axes de cette prière ; nous prions

  • pour l’Église
  • pour les détenteurs de l’autorité publique et pour le salut du monde
  • pour tous les hommes accablés de souffrances diverses
  • pour la communauté locale.

Ce schéma admet des variantes en fonction des circonstances et des types de célébrations. Mais, le peuple des baptisés priant au nom de toute l’humanité, la PU ne doit jamais se réduire à une somme d’intentions particulières. A travers elle, le peuple de Dieu, répondant à sa Parole, « exerce la fonction de son sacerdoce baptismal » (PGMR §69), conscient de la mission qu’il a reçue de « porter le monde devant Dieu » (J. Rideau).

Marie Drut


EAJ : Être avec Jésus

S’il n’y a qu’une chose que retiendront les enfants et les jeunes qui ont participé samedi dernier à l’école de Prière, ce sont ces 3 lettres. Être avec Jésus. Voilà la définition de la prière que l’abbé Pierre-Claver leur a partagée.

Une définition qui vaut tout autant pour nous. La prière fait souvent peur. Parce qu’on ne sait pas trop comment s’y prendre, ou alors elle devient confortable, car elle est teintée de certitudes et d’habitudes. Or la prière ce n’est pas d’abord une méthode, un devoir, un exercice, mais une ouverture à Dieu. Un moment pris dans notre quotidien pour être avec Lui.

Prier peut se faire de différentes manières. Avec la bible, avec un chapelet, avec son agenda, pour confier à Dieu ceux que nous allons rencontrer ou que nous avons rencontrés dans la journée. La prière peut se faire en silence, ou alors en chantant, par des hymnes de louange, par les psaumes récités avec l’Église, par des intentions adressées au Seigneur pour une ou plusieurs personnes…

On peut également prier avec la communauté, lors de l’Eucharistie. Chaque dimanche, ou chaque jour, une messe au moins est célébrée dans la communauté de paroisses. Et à côté de la messe, il y a les veillées de prières organisées les 3èmes jeudis du mois, ou d’autres groupes qui se retrouvent autour d’une spiritualité plus spécifique. On peut prier par l’intercession d’un saint (Saint Joseph, Sainte Rita, Saint Antoine, la Vierge Marie,…), en invoquant son ange gardien…

Vous le voyez, les moyens sont variés, mais, pour reprendre St Paul : « Tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu ». La prière, c’est laisser l’Esprit-Saint venir nous parler, venir nous apaiser, Le laisser prendre place en nos coeurs pour nous rapprocher de Dieu. C’est être avec Dieu, être avec Jésus pour reprendre les mots simples que les enfants ont entendus.

Et si vous voulez en savoir encore plus, rendez-vous le 15 avril, pour l’école de prière des familles et des adultes… Réservez votre journée, je suis sûr que vous repartirez aussi heureux que les enfants… comblés de grâces…

Abbé Stéphane Jourdain, curé


Le Service de l’Evangile auprès des Malades (SEM)

Parfois, nous sommes tentés d’être des chrétiens qui se maintiennent à une prudente distance des plaies du Seigneur. Pourtant Jésus veut que nous touchions la misère humaine, ‘’la chair souffrante des autres’’, nous dit le Pape François dans « La joie de l’Evangile »

Le Service de l’Evangile auprès des Malades est un service d’Eglise constitué par une équipe de volontaires qui rendent visite aux malades, aux personnes en situation de handicap et aux personnes âgées ou isolées chez elles. Même si elles ne peuvent se déplacer, elles sont membres à part entière de la communauté. Le SEM est une équipe de chrétiens soucieux de répondre à l’appel du Christ : « J’étais malade et vous m’avez visité ». Ils sont envoyés par l’Église. Ils portent éventuellement la communion. Le service évangélique des malades fait aussi une préparation à la visite du prêtre pour les sacrements (pénitence et sacrement de l’onction).

Les visiteurs proposent : un accompagnement dans le strict respect des convictions de chacun, une relation de confiance grâce à des rencontres régulières. A ceux qui le désirent, ils proposent le partage de la foi chrétienne (temps de prière, proposition des sacrements). Les visiteurs sont soutenus dans leur activité par des rencontres d’équipe et des formations.

Néanmoins, c’est le rôle de tout chrétien d’être attentif à ses frères en périphérie, isolés, malades, handicapés, ne pouvant se déplacer ; et il y a lieu de rajouter aussi ceux qui sont éloignés de l’Eglise. Nous n’avons pas à juger quoi que ce soit et il est du devoir de chaque chrétien de signaler les personnes isolées auxquelles des visites pourraient être proposées. Libres à elles d’accepter ou de refuser. Si vous connaissez des personnes dans cette situation, merci de les signaler aux presbytères, une personne du SEM, leur proposera, si elles le souhaitent, des visites.

Pour le Service de l’Evangile auprès des Malades (SEM) François Plantet

 


Mercredi des Cendres : l’origine d’un rite

Ce rite plonge ses racines dans la Bible. Pour montrer à Dieu le regret de leurs péchés, les Hébreux, comme d’autres peuples, avaient l’habitude de se couvrir la tête de cendres. Ainsi, après la prédication de Jonas invitant le peuple de Ninive à la conversion, « la nouvelle parvint au roi de Ninive ; il se leva de son trône, quitta son manteau, se couvrit d’un sac et s’assit sur la cendre ». (Jonas 3,5)

Les cendres recouvrent plusieurs sens : une volonté de changer son cœur pour se tourner vers Dieu, ou encore la fragilité de l’Homme face à Dieu. Dans l’Eglise antique, les pénitents portaient un sac de cendres pour signifier leur condition. En outre, l’image du buisson ardent ,qui brûle mais ne se consume pas, est parlante pour signifier la différence entre l’Homme et Dieu.

La messe des Cendres fut mise en place au VIème siècle. C’est au Moyen-Âge, dans les pays rhénans, que le rituel de l’imposition des cendres a été institué pour, ensuite, s’étendre à toute l’Eglise.

En associant la messe aux cendres, on marque ainsi l’entrée en carême, ce temps qui est l’occasion pour nous d’emprunter un chemin d’abandon volontaire à tout ce qui alourdit notre cœur et notre vie. C’est un renoncement à nos méchancetés, jalousies, paresses… pour nous ouvrir au Christ qui nous lave des cendres de nos péchés. Un renoncement qui n’est pas fermeture mais ouverture au tout autre qu’est Dieu et, de là, une ouverture à nos frères.

Une parole de sainte Mère Teresa pourrait accompagner notre chemin de carême qui débute en ce Mercredi des Cendres : « Moins nous avons, plus nous donnons. Cela paraît absurde mais c’est la logique même de l’amour ». Laissons nos bourses, nos sacs et nos souliers et marchons le cœur léger et résolu à la suite du Christ !!!

Nivan R.

 


2 février : Fête de la lumière ou de la Chandeleur ?

Pour les uns, c’est une fête gourmande autour des crêpes. Mais c’est aussi la fête des « chandelles » de la lumière (en latin festa candelarum) célébrée 40 jours après Noël.

Elle commémore la présentation de l’Enfant Jésus au Temple de Jérusalem et la purification de Marie. Accompagnés de Joseph, ils sont accueillis par Syméon (le juste) et Anne (prophète). L’évangéliste Luc nous rapporte la belle prière du vieillard Syméon tenant Jésus entre ses bras : « Mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples : lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d’Israël ton peuple ». (Luc 2, 30-32)  A cause de ces paroles, où Jésus est reconnu comme Lumière,  cette fête s’appelle aussi la Chandeleur (de candela – la chandelle) . Elle clôture le cycle de Noël.

La tradition veut que des cierges soient allumés en symbole de cette purification. Ils sont ensuite  rapportés chez eux par les fidèles  afin de protéger leur foyer. C’est à cette époque de l’année que les semailles d’hiver commencent dans nos régions. On se servait  donc de la farine excédentaire pour confectionner des crêpes, symbole de prospérité pour l’année à venir.

A la suite du Christ, lumière pour tous, les baptisés sont appelés (chacun selon ses talents) à construire leur existence sous le signe du don reçu et donné (mariage, engagements, …) Jean-Paul II a déclaré cette fête de la Présentation du Seigneur au temple  «  journée de la vie consacrée ».

Geneviève

 


La Parole de Dieu, pendant la messe

Le Concile Vatican II dans sa constitution « Dei Verbum » (la Parole de Dieu) a voulu redonner une place éminente à la Parole de Dieu dans la vie de l’Eglise, et plus particulièrement  au cours de la liturgie eucharistique. Il est vital pour tout baptisé de se nourrir avec délectation de la Parole de Dieu et pas seulement au cours de la messe dominicale. Quand nous participons à la messe, nous venons prendre part à la table de la Parole et de l’Eucharistie, indissociables l’une de l’autre. Quand nous sommes invités à prendre un repas chez des amis ou en famille, nous prenons soin de nous préparer, d’être présentables, d’avoir une tenue correcte…

Pour répondre à l’invitation que le Seigneur nous adresse chaque dimanche, prenons-nous le temps de nous préparer à écouter sa Parole, en la méditant auparavant ?… C’est vrai pour les fidèles qui lisent la Parole de Dieu pour l’Assemblée. Quel beau ministère à exercer pour le bien de la Communauté rassemblée. Service  qui nécessite une solide formation. C’est une responsabilité de prêter sa voix pour que le Seigneur se fasse entendre ; ce n’est pas ma parole ou ma pensée que je transmets, mais bien la Parole de Dieu. Et quand le diacre ou le prêtre proclame l’Evangile, c’est le Seigneur Jésus lui-même qui nous parle.

Saint Jérôme, cher à un ami prêtre, disait en son temps et c’est toujours d’actualité : « Ignorer les Ecritures, c’est ignorer le Christ ! ». Nous voilà, prévenus…

La Parole de Dieu est un trésor, une nourriture vitale pour tout baptisé. Mangeons cette Parole de Dieu pour en vivre et la partager dans le quotidien de nos vies !

« Quand je rencontrais tes paroles, je les dévorais ; elles faisaient ma joie, les délices de mon cœur… » (Jérémie15,16)

Serge Simonin


La Fraternité Chrétienne des Personnes Malades et Handicapées

Il s’agit d’un mouvement d’action catholique qui est né en 1945 autour du Père François, un prêtre de la Meuse qui était lui-même malade. Il a pensé que les personnes malades ou handicapées sont mieux à même de se comprendre ! Aujourd’hui, le mouvement est national et international.

Le mouvement appelé « la Frat’ » est présent en Moselle dans les secteurs de Thionville, Hagondange, Metz et Sarreguemines et au foyer Bernard Delforge de Marange-Silvange. Les participants évoquent leur vie, avec d’autres qui partagent aussi des difficultés !

Nos réunions sont très conviviales. Nous avons une Campagne d’année sur un thème. Cette année c’est : « Appelés à vivre les œuvres de Miséricorde ».

Un membre témoigne : « La Frat’, c’est un peu ma deuxième famille, celle qui ne me juge pas. J’y retrouve des amis qui me comprennent ! Il n’y a pas de réticences face à mon handicap ; je m’y sens libre ».

La Fraternité de Moselle organise chaque année, et ce, depuis plus de cinquante ans, les 13 et 14 juillet au Quai des Régates à Metz, une kermesse, où tout le monde est invité. Elle nous permet de vivre toute l’année, d’organiser une journée festive à l’Epiphanie ou à Pâques et parfois un petit voyage d’une journée.

Aujourd’hui encore, nous voulons permettre à des hommes et des femmes de sortir de l’isolement de la maladie et de rejoindre un groupe.

Si vous êtes dans cette situation ou que vous connaissez des personnes malades et handicapées, nous serons très heureux de les rencontrer et de tisser avec vous le lien de la Fraternité. La grande famille de la « Frat » ne demande qu’à s’agrandir.

Soyez les bienvenus. Nous vous attendons.

F. Pierron


Notre parcours Alpha

Notre communauté de paroisses souhaite que le parcours Alpha reprenne à nouveau du service cette année. Né il y a 30 ans d’une initiative à Londres dans le contexte anglican, le Parcours Alpha s’est répandu ensuite dans le monde entier.

Qu’est-ce que c’est que le parcours Alpha ?

C’est une série de rencontres, qui commencent par un repas, suivi d’un exposé concernant le sens de la vie et les bases du christianisme. Un sujet différent est abordé à chaque rencontre. Après le repas, on se retrouve en petits groupes, où chacun peut exprimer librement ses convictions, ses questions, ses doutes. Aucun sujet n’est « tabou », et si les questions ne trouvent pas forcément une réponse immédiate, leur partage est un enrichissement, et suscite l’amitié. On apprend à écouter, à respecter ce que disent les autres, même et surtout si leur cheminement est différent.

Le parcours Alpha, c’est pour qui ?

Pour tout le monde : les chrétiens pratiquants ou moins pratiquants, les personnes ayant beaucoup ou peu de connaissances sur la religion. C’est pour les nouveaux venus dans une paroisse. C’est également pour ceux qui ne sont pas croyants, ou plus généralement pour toutes les personnes qui cherchent, qui doutent, qui souhaitent exprimer ce qu’elles ont sur le cœur, être écoutées sans être jugées…

Celles ou ceux qui ont déjà fait une partie ou même l’ensemble du parcours, mais qui voudraient renouveler l’expérience, sont également cordialement accueillis.Vous êtes simplement curieux ? Venez, et vous verrez…

Où est le piège ?

Il n’y a pas de piège, il n’y a aucun engagement: chacun peut décider à tout moment de continuer ou non, sans qu’il lui soit posé de question : la liberté est totale.

Combien ça coûte ?

C’est gratuit, une participation aux frais est simplement souhaitée.

Faire un parcours Alpha, c’est l’occasion d’écouter les autres, d’exprimer ce qu’on a sur le cœur : ce partage dans l’amitié peut déboucher sur une redécouverte de certains aspects de notre vie. C’est un temps à passer ensemble dans la bonne humeur et la gaieté. C’est l’occasion de voir le visage du Christ sur celui des personnes qui nous entourent. C’est surtout, ensemble, la découverte ou la re-découverte de l’Amour de Dieu.

 François Lavigne


Une nouvelle année

« Aujourd’hui vous est né un Sauveur… Il est le Messie, le Seigneur. Et voilà le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » (Luc 2, 11-13)

Des signes de la part de Dieu, nous en attendons certainement de plus percutants ; des signes cosmiques, un temps de paix pour le monde entier, des gestes de réconciliation significatifs, la fin des maladies, la fin des guerres, des barbaries et des assassinats, le bonheur pour tous … Que sais-je ? Mais un enfant, et qui, en plus, est dans une mangeoire, à la place du fourrage pour les bêtes. Tu parles d’un signe !

Et voilà plus de 2000 ans qu’on répète le même cérémonial, les mêmes paroles, la même fête. Mais qu’est-ce que cette naissance a changé dans le monde ? Qu’est-ce qu’elle change aujourd’hui ? En fait tout a changé ; tout est nouveau. Et cependant, rien ne semble visible. Le monde continue comme il a toujours été, les hommes s’aiment et se font la guerre comme avant, on naît, on vit et on meurt ; rien de nouveau sous le soleil…

Pourtant, depuis la venue de Jésus, les choses ont radicalement changé pour des milliards d’individus ; ils ont rencontré en Lui, l’amour de Dieu et ainsi ont découvert un sens, une direction à leur vie. Rien n’a été changé, apparemment, mais leur regard, puis leur cœur ont été atteints par l’amour divin. Ils ont été libérés de la fatalité dans laquelle les enfermaient leurs croyances ancestrales, libérés de la peur de la mort, de la souffrance de n’être qu’éphémères ; un grain de poussière dans l’immensité des mondes…
Avec cet enfant qui est Dieu, avec cette venue qui inaugurait un temps nouveau de rencontre, de dialogue et d’intimité avec le Dieu Tout-Puissant, transcendant, inatteignable, tout a été renouvelé.

Au seuil de cette Nouvelle Année 2018, des hommes et des femmes de toutes les couleurs, races, religions et croyances se transmettent les voeux de bonheur, de santé, de paix et se posent inévitablement la question : Qu’est-ce que cela va changer pour le monde, pour moi ?

Pour nous chrétiens, la réponse est donnée. Rien ne pourra changer si ce n’est moi ! Dieu se donne, c’est une certitude, mais s’il se donne en plénitude à chacun, encore faut-il l’accueillir. Personne ne fera le chemin à la crèche pour moi, pour toi. Personne ne tombera à genoux à ma place pour lui offrir le trésor de ma personne et ma volonté d’être le signe d’un Dieu aimant et agissant.

Osons notre « oui » au Dieu qui se donne ; soyons lumière et nous verrons la lumière. Ne nous attendons pas à être renouvelés, transformés, délivrés de tout ce qui nous blesse, si nous ne l’acceptons pas, si nous ne changeons pas. Si je ne change pas, rien ne sera changé ni pour moi, ni pour le monde.
Bonne, Sainte et Heureuse Année 2018.

Père Joseph


Bientôt Noël !

Noël sans limite

A l’évocation de la proximité joyeuse de Noël, un bénéficiaire de notre Conférence Saint Vincent de Paul de St Privat fit cette réflexion : « Pourquoi faudrait-il se réjouir de la venue au monde de Jésus pendant un mois et ne plus y penser ensuite ? »

Il avait raison, et on peut regretter que bien des personnes soient tombées dans cette espèce de carcan des temps liturgiques.

C’est dommage, parce que nous n’avons pas forcément envie de nous réjouir à Noël, pas plus que de pleurer à date fixe.

En fait, c’est toute l’année qu’il faut se préparer à accueillir la Bonne Nouvelle dans son cœur, chaque jour qu’on peut se réjouir d’avoir ainsi un Sauveur plein de tendresse. Et la joie de Noël ne doit pas nous faire oublier que Jésus est vivant aujourd’hui et tous les jours.

Nous vivons dans une pression continuelle du politiquement correct, du religieusement correct, de la joie obligée à Noël, de la fête obligatoire au jour de l’an, il faut surtout que personne ne mette en doute ce bel ordre moral, cette belle uniformité.

Mais la foi, c’est une expérience individuelle, c’est une rencontre personnelle, et chacun a le droit de la vivre à sa manière, à son rythme et quand c’est le bon moment pour lui.

Jésus ne vient pas le 25 décembre, il vient dans la vie de chacun à la date qui est la sienne, celle de sa rencontre avec le Christ, et à tous les moments où nous sommes en mesure d’accueillir l’amour de Dieu encore et encore, dans notre vie.

Dans nos rencontres et nos partages avec les bénéficiaires lors de nos distributions alimentaires tout au long de l’année, nous essayons d’en témoigner modestement autant par notre présence amicale que par notre aide matérielle.

Alors bien sûr, réjouissons-nous et fêtons Noël mais sachons garder à l’esprit et avec l’Esprit, que Dieu n’est pas prisonnier des calendriers et que ses bienfaits n’ont pas de date limite de consommation.

Les Conférenciers de Saint-Vincent de Paul