Journées de formation : La chance de croire ; La force d’aimer
Prêtres, diacres, religieux et religieuses, membres des Equipes d’Animations Pastorales (EAP) et Animateurs et Animatrices Laïques en Pastorale (ALP) ont été conviés par le Service de Formation du Diocèse de Metz (SFDM) à deux journées de formation. Le thème de la première, qui a lieu les 22 et 23 novembre 2012, est La chance de croire et celui de la seconde, qui se tient les 31 janvier et 1er février 2013, La force d’aimer. Interview avec l’abbé Robert Scholtus, intervenant lors de la première journée.
Quel est le but de cette formation ?
C’est précisément de ne pas céder au découragement ou à l’idée que nous commençons à intérioriser comme quoi tout va mal. Plus précisément, nous essayerons de redécouvrir la richesse de notre foi, de notre tradition chrétienne. Ce n’est pas pour une simple question de survie de l’Eglise, mais pour le bien de l’humanité.
Les chrétiens ont à contribuer au déploiement du vivre ensemble de l’humanité et à prendre conscience qu’ils disposent d’un trésor et qu’ils ont beaucoup à donner.
Ces journées participent-elles de l’Année de la foi ?
Les deux journées répondent à la proposition d’ouverture d’une Année de la foi de Benoît XVI et coïncident avec la démarche Diaconia 2013 qui est en court. « Il existe une unité profonde entre l’acte par lequel on croit et les contenus auxquels nous donnons notre assentiment » a souligné Benoit XVI dans Porta Fidei, n°10. « Foi et charité se réclament réciproquement, si bien que l’une permet à l’autre de réaliser son chemin » précise-t-il encore au n°14.Les deux journées contiennent et répondent à ce propos. Il ne s’agit pas de commenter le Credo mais de réfléchir à l’acte même de croire, en partant du fait que le croire, ainsi que cela est admis par la philosophie, l’anthropologie, la sociologie, etc. est fondamentalement un acte humain.
La foi chrétienne participe de cette humanité profonde, mais les chrétiens ont un « savoir-croire » propre, qui dilate l’acte de croire humain. La foi chrétienne, ce n’est pas seulement adhérer à une doctrine. C’est une foi concrète : il s’agit de s’en remettre à Quelqu’un. C’est une foi qui sort de l’impersonnel, de l’idée et qui est concrètement s’en remettre à Dieu, qui lui-même croit en l’homme et qui l’a « prouvé » en s’incarnant, en donnant son Fils pour nous. La foi chrétienne prend appui sur la foi d’un Dieu qui croit en l’homme. « L’amour seul est digne de foi » comme le dit Hans Urs Von Balthasar. La foi chrétienne est à la fois riche de promesse et d’expérience.
Comment se fait l’articulation avec Diaconia 2013 ?
La deuxième journée portera particulièrement sur l’articulation entre foi et charité. Aimer les autres, ce n’est pas seulement de l’ordre de la morale. C’est faire l’expérience même de l’amour, du don de soi et du service de l’autre. C’est une expérience spirituelle qui s’ouvre à la foi d’un Dieu qui donne son Amour.
