Pourquoi une entrée en vigueur de la nouvelle traduction du Notre Père ?

9 avril 2017 : Prière du Notre-Père durant la messe des rameaux à Saint Pierre du Perray (91), France.À partir du 1er dimanche de l’Avent (3 décembre 2017)  la nouvelle traduction du Notre Père remplacera de manière officielle l’ancienne formulation. Pourquoi cette date et quel en est l’enjeu ?

Un peu d’histoire

La nouvelle traduction de la sixième demande du Notre Père a été confirmée par la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements le 12 juin 2013, avec l’ensemble de la nouvelle traduction liturgique de la Bible, dont elle fait partie. Il avait été décidé que l’on attendrait la publication de la nouvelle traduction du Missel romain pour rendre effective la nouvelle formulation du Notre Père.

La validation de la traduction du Missel romain prenant plus de temps que prévu, les évêques belges francophones ont décidé d’une entrée en vigueur de la nouvelle traduction du Notre Pèreà la Pentecôte de cette année.

À leur dernière assemblée plénière (28-31 mars 2017), les évêques français leur ont emboité le pas, rendant la nouvelle traduction du Notre Père exécutoire le 3 décembre prochain. Ce jour qui est le premier dimanche de l’Avent marque en effet le début de la nouvelle année liturgique. Quant aux Églises francophones, certaines ont précédé le mouvement tel le Bénin à la Pentecôte, tandis que d’autres l’accompagnent.

Quel enjeu ?

En officialisant cette nouvelle traduction du Notre Père, les évêques à Lourdes l’ont présentée comme devenant traduction en usage « dans toute forme de liturgie publique ». Une date unique d’application signe l’ecclésialité de la démarche.

A ce titre, il est bon de rappeler que le Conseil d’Églises chrétiennes en France (CÉCEF) a recommandé que lors des célébrations œcuméniques qui auront lieu à partir de l’Avent 2017, la sixième demande du Notre Père soit ainsi formulée : « et ne nous laisse pas entrer en tentation ».

Une manière d’honorer l’invitation du Christ « Que tous soient un » (Jn 17, 21).

source : cef