Sarreguemines: concert de l’Épiphanie au sanctuaire du Blauberg

Le dimanche 7 janvier, c’est dans une église comble qu’a eu lieu le désormais traditionnel concert de l’Épiphanie placé sous le vocable : « En chemin vers Bethléem à la lumière de l’étoile ».
Dans son mot d’introduction, le président de l’association N.-D. du Perpétuel Secours, a donné le ton de cette chaleureuse manifestation en disant :
« Cette étoile n’est-ce pas notre foi ? N’est-ce pas cette étoile qui nous guide dans notre nuit ? Elle est don et lumière, expérience et vie, écoute et réponse, regard et toucher, combat et engagement. Notre foi est quelque chose de très personnel, elle est le reflet de ce que nous sommes réellement. Ce n’est pas une foi de pensée unique qui nous serait imposée par une puissance quelconque, c’est une foi de libre choix. Dieu ne nous impose rien, IL nous laisse libre de croire ou de ne pas croire.
Nous sommes tous différents et il y a autant de manières de vivre notre foi qu’il y a de visages. Sur les milliards de visages qui peuplent la planète, il n’y en a pas deux qui sont parfaitement identiques. Pourtant nous formons ce même corps, le corps de l’église du Christ. Et parfois nous doutons, nous doutons de nous et nous doutons des autres mais cela ne remet pas en cause notre volonté de recherche car nos doutes nous permettent d’avancer.
Les mages, ces savants venus de plusieurs continents ont aussi eu des moments de doutes. Ils croyaient s’être perdus, mais lorsque l’étoile réapparut dans le ciel, une grande joie les inonda. Leurs pas devinrent plus légers, leurs corps plus aériens, leurs visages plus jeunes, comme si l’Enfant de Bethléem rayonnait déjà sur eux. Lorsqu’ils virent l’Enfant, si petit, si vulnérable, enveloppé de langes et couché dans de la paille, avec Marie et Joseph à ses côtés, ils se prosternèrent devant lui pour l’adorer avec toute leur humanité et toutes leurs différences, chacun avec son tempérament, chacun avec sa foi.
Épiphanie, une prière silencieuse pour accueillir la manifestation de Dieu aux hommes.
Si nous nous sommes si nombreux, ici, cet après-midi, c’est parce que nous voulons revivre ces moments et que nous avons besoin de nous retrouver ensemble. Nous venons de tous horizons pour écouter, chanter et partager un moment de grande convivialité
En Jésus, Dieu et l’homme sont désormais si intimement liés que toucher l’un, c’est toucher l’autre. Depuis cette nuit unique où l’Amour s’est abaissé dans le ciel de notre âme, les étoiles de la miséricorde scintillent par milliers, et les humains ne marchent plus seuls. Dieu est parmi nous.
Puisse cette lumière de l’étoile éclairer la conscience et guider les pas de tous ceux qui réfléchissent au devenir de ce sanctuaire N.-D. du Perpétuel Secours qui, je l’espère, pourra encore pendant de longues années nous accueillir pour prier et chanter la louange de Dieu. »

Solidarité avec la communauté catholique de Mouterhouse
Avant le début du concert, Jean-Claude Kaas eut une pensée solidaire pour la communauté catholique de Mouterhouse en disant : « Nous ne pouvons pas ignorer le désastre produit par la tempête Eleanor qui a détruit le clocher et une partie de l’église paroissiale de Mouterhouse. L’orgue, qui a été installé en 1896 et qui est tenu par notre ami Steve Ehalt ici présent, a été complètement détruit. Toute une année de travail de bénévoles pour le remettre en état a été réduite à néant. En signe de solidarité, je proposerai au comité directeur de l’association N.-D. du Perpétuel Secours qu’une partie de la recette de ce concert de l’Épiphanie soit reversé au Conseil de fabrique de Mouterhouse pour la reconstruction de l’orgue. Merci par avance pour votre générosité. »

Le concert était de haute tenue, la chorale du sanctuaire interprétant des chants de Noël du monde, le plus souvent a cappella et l’organiste Jean Philippe nous a fait écouter des morceaux d’orgue inédits.
Après le concert, tous les auditeurs et acteurs de cette manifestation se sont retrouvés dans la salle des pèlerins pour partager la galette des rois dans la joie et l’amitié.