Hayange : témoignages de la Journée Mondiale des Pauvres

Dimanche 19 novembre, à l’invitation du Secours catholique, du CCFD, de la Conférence Saint-Vincent-de-Paul et du SEM, que les bénévoles, les personnes aidées, et paroissiens se sont rassemblés à l’église Saint-Martin pour célébrer ensemble l’eucharistie.
Dans son homélie, le diacre Michel Schweitzer a rappelé suivant les paroles du pape François « que la pauvreté nous interpelle tous les jours par ses multiples visages. Visages marqués par la douleur, la violence, les tortures, l’urgence sanitaire, le manque de travail, l’exil, les migrations forcées… Une liste impitoyable et jamais complète qui rend compte d’une situation intenable » et que nous avons représenté sur le décor, ici présent : Galères – Chômage – Faim – R.S.A.- Insalubrité –Solitude – Maladie – Déforestation – Précarité – Réfugiés – Conflits – Mondialisation. Et de rappeler que c’est là le but de cette Journée Mondiale des Pauvres. Avoir le «regard fixé sur les pauvres», leur tendre la main, rester avec eux, s’ouvrir au partage.

Le témoignage de David a saisi l’assemblée : autoentrepreneur dans le commerce ambulant, élevé dans la violence, battu par sa belle-mère, marginalisé à l’âge de 15 ans, avant d’être accueilli, après 4 années de prison, par le prêtre Georges du Lot-et-Garonne, qui lui a ouvert les bras et redonné le goût à la vie, et lui a réappris sa dignité…

Le visage qu’il a montré au cours de sa vie est celui de beaucoup de personnes en difficultés : c’est celui de la pauvreté combative, celle qui se bat contre le tout internet de l’administration quand on n’a pas d’ordinateur, les rendez-vous impossibles avec l’assistance sociale en congé, les transmissions de pôle-emploi non reçues, lorsque le portable vient d’être volé….

Dans les prochains jours, il va quitter enfin, après 13 ans de galère, son logement insalubre pour un studio avec de l’eau chaude et un lit où sa fille pourra trouver un lieu où manger et dormir au chaud.

Comme beaucoup de travailleurs précaires, il continue de se battre pour trouver un travail stable afin de procurer à sa petite famille une vie plus sécurisée avec un peu de bonheur autour de soi … avec l’aide de tous les bons samaritains que sont les associations caritatives, tous les services publics et toutes les personnes charitables comme Georges… qu’il a remercié de tout son cœur.

Toutes les associations ont dénoncés dans leurs témoignages la pauvreté, la solitude, la faim dans le monde, la démarche de fraternité à entreprendre, l’évangélisation de la promotion humaine, … toutes ont prié le Notre Père, et chanté avec l’assemblée présente pour que le partage avec les pauvres nous permette de comprendre l’Evangile dans sa vérité la plus profonde.

Le prêtre Gérard Schaeffer a béni et encouragé les associations et les bénévoles aux multiples visages dans leurs actions de solidarité et la communauté chrétienne présente à devenir toujours davantage signe concret de la charité. Et c’est autour de la confiance à mettre en œuvre les talents de chacun que la discussion s’est poursuivie pendant le verre de l’amitié… L’aprés-midi, le Secours Catholique à ouvert ses portes, 1 impasse Israël.

Le Collectif S.C.-CCFD-SSVP-SEM