Vendredi saint : La Passion toujours d’actualité

Durant la journée du vendredi saint, plusieurs temps liturgiques sont proposés aux fidèles, notamment des chemins de croix, ainsi qu’un office de la Passion. A la cathédrale de Metz, il fut célébré par Mgr Lagleize à 15h.

La procession s’avance en silence dans la grande nef de la cathédrale Saint-Etienne. L’assemblée écoute d’abord le récit du Serviteur souffrant dans le livre d’Isaïe, puis un extrait de la lettre aux Hébreux, avant de méditer sur le récit de la Passion dans l’évangile selon saint Jean.

Dans un bref commentaire, Mgr Jean-Christophe Lagleize actualise le récit de la Passion : « Le Vendredi saint est pour nous chrétiens, cette journée où nous lisons ces textes de la Passion, qui n’est pas une histoire passée, mais toujours d’actualité. La Passion continue dans les membres souffrants de Jésus-Christ, dans les membres souffrants de l’humanité. Pascal dans ses Pensées dit : « Jésus sera à l’agonie jusqu’à la fin des temps ». Les événements récents de la semaine dernière dans notre pays viennent nous rappeler que la Passion est encore présente aujourd’hui dans notre monde. Sans parler des événements qui touchent tant d’autres pays du monde, ou plus près dans nos maisons, nos hôpitaux. Des hommes et des femmes sont associés au Christ en agonie, à la Vierge Marie debout au pied de la croix, recueillant le corps mort de son fils qu’elle avait tenu auparavant dans ses bras quand il était bébé. Combien d’hommes et de femmes, au moment où nous sommes rassemblés sont torturés ou résiste pour ne pas renier Jésus ou les promesses de leur baptême. Combien d’hommes et de femmes sont auprès d’un être cher qui va faire le grand passage. Le vendredi saint est ce jour où nous récapitulons dans notre cœur, dans notre prière, toute la souffrance, l’horreur qui traverse notre monde.« 

Puis c’est le temps de la grande prière universelle qui évoque le pape, les fidèles, les autres croyants, et tous les hommes.

Dans un second temps, la liturgie propose l’adoration et la vénération de la croix du Christ. Venant de l’allée centrale, le diacre expose à l’adoration des fidèles la croix du Christ, puis les ministres s’approchent pour vénérer la croix, symbole de la vie donnée par le Christ. Puis c’est le temps de la liturgie de la communion. Le vendredi saint, il n’y a pas de prière eucharistique. Les ministres distribuent la communion à partir de la réserve constituée le jeudi saint au reposoir.

A la fin de l’office, l’évêque donne la bénédiction, sans renvoyer la foule, tandis que la maîtrise chante le cantique « Pécheur, viens au Calvaire ». Les célébrants se retirent en silence, ce silence qui accompagne les fidèles jusqu’à demain soir et le chant de l’Exultet dans la nuit de Pâques.