Un camp vélo dans la roue de sainte Odile !

campvelo_02A l’heure du Tour de France, une douzaine de jeunes et sept accompagnateurs du diocèse de Metz ont enfourché leur bicyclette pour deux semaines de camp vélo, de Thionville au Mont-Saint-Odile, sur les pas de saint Paul et de sainte Odile. Deux semaines sportives et intenses !

Tout commence avec le défi de Fabienne Thomas, ALP en charge des jeunes dans le Thionvillois. Les jeunes de sa zone répondent « chiche ! » Le projet de camp vélo est né, en s’élargissant aux jeunes volontaires du diocèse. Deux semaines de randonnées de Yutz au Mont-Saint-Odile, aller et retour, en passant par différents lieux d’accueil : Peltre, l’abbaye d’Oriocourt, les paroisses de Lunéville et Moyenmoutier, le couvent du Bischenberg en Alsace et bien sûr le Mont-Saint-Odile !

Un camp vélo, c’est d’abord un défi sportif : 40 à 50 km tous les jours, dans une région jamais vraiment plate ! Comme en témoigne Paul d’Ay-sur-Moselle : « D’un point de vue sportif, c’est assez dur ! » Mais c’est au cœur des difficultés qu’on se serre les coudes et que la fraternité joue à plein. « C’est dans ces moments là qu’on découvre vraiment les autres, qu’on voit sur qui on peut compter, celles qui nous soutiennent le plus » explique Anne de Puttelangue-les-Thionville pour qui ce pélé-vélo fut un véritable challenge.

campvelo_03 campvelo_05Les difficultés, il n’y a pas que les cyclistes qui les traversent. Fabienne Thomas et l’abbé Matthieu Schiebel expliquent qu’ils ont choisi comme fil rouge spirituel les figures de Paul de Tarse et de sainte Odile, « parce qu’elles nous montrent qu’avec le Christ, on sait où l’on va » C’est d’ailleurs ce qu’a relevé Matthias de Thionville au sujet de sainte Odile « Malgré toutes les difficultés dans sa vie, elle a su les surmonter et réussir, c’est vraiment beau ! »

 

De fait, la vie de camp est un heureux mélange de temps de voyage, de partage, de rencontres avec les hôtes. On y cultive le sens de l’entraide et les échanges vécues entre jeunes et avec les accompagnateurs. Une manière de vivre sa foi en action. « On passe des moments super tous ensemble, cela a permis de créer plein d’amitiés entre nous. Chaque soir, on fait le point, chacun peut s’exprimer sur la journée » se réjouit Matthias.

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campvelo_06L’abbé Matthieu Schiebel voit aussi dans cette aventure un chemin spirituel : « Vivre ensemble, apprendre à se connaître avec nos différences, porter un regard de vérité sur soi et sur l’autre tel qu’il est, découvrir Dieu, ouvrir les yeux sur la présence du Christ, on peut dire que c’est une belle avancée ».

A l’issue de cette aventure, Fabienne Thomas analyse : « Comme avec le pélé à Lourdes, les jeunes ont envie de se retrouver pour vivre des temps forts, qui sont de belles expériences humaines et spirituelles, qui les font grandir. C’est pourquoi, nous sommes vraiment heureux de ce premier camp vélo… et nous avons déjà des idées pour l’année prochaine. Mais chut… je ne peux rien dire encore ! » Patientons et  rendez-vous l’année prochaine.

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